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Jardins et autres talus citoyens, pourquoi faire ?

Fin 2018 il m'a pris l'idée de créer sur les talus jouxtant le jardin du presbytère de Houtain-Saint-Siméon où j'habite quelque chose pouvant rappeler une expérience qui fonctionne en Grande Bretagne et çà et là dans d'autres pays dont le mien... les "incroyables comestibles".

Chez moi ces talus, je suis obligé de par mon bail de les entretenir ce qui consiste à y passer régulièrement la débroussailleuse et nettoyer ce qui sert pour beaucoup de poubelle clandestine gratuite à ciel ouvert. C'est un peu une astreinte, en échange mon propriétaire taille les haies sur deux côtés des jardins autour de la maison, même si cette année je n'ai toujours pas vu les gens pour le faire...

Alors je me suis dit que ces talus c'étaient aussi des surfaces cultivables qui pourraient devenir des espèces de jardins citoyens, où - en plus de ma compagne et moi - des riverains pourraient venir y cultiver des légumes, des fleurs, pour eux, pour tout le monde et pour la vue aussi, l'embellissement du quartier. Pour marquer les esprits, avec l'aide d'une amie, j'ai planté 10 arbustes fruitiers, que j'ai acheté à 3 €/pièce chez Aldi, sur la partie la plus longue du talus, j'y ai aussi déplacé de mon jardin des plants de fraisiers et des plants de menthe. Au dessus des talus, apec appui sur la cloture en mauvais état, j'ai mis des  buissons floraux, des gros plants de lavande, mais aussi des plants obtenus sur base de graines germées dans ma cuisine : des plants de tomates, de  potirons, de courgettes, d'aubergines et de concombres si bien qu'il commence à y avoir sur le talus à disposition des voisins quelques légumes et fruits. Malheureusement je n'ai aucun voisin pour m'aider et la partie citoyenne se limite à ma compagne et moi ainsi que mes ami(e)s de Sclessin et de Bruxelles, ce qui est un peu tristounet.

Perso, j'ai souvent envie de ne plus rien faire, de laisser tout tomber à rien. Tant pis pour cette expérience ratée, pourtant je m'accroche et espère un revirement de ceux qui allaient m'aider et qui se sont retirés du projet par perdre de perdre leurs subsides (l'asbl Cynorodhon). C'est vrai que tout travail se paye sauf le mien et celui de mes amis proches, que mon projet n'est pas celui d'une asbl, qu'il ne repose pas sur un objectif social, qu'il ne prétend pas remettre des personnes inadaptées dans le circuit du travail... 

Et c'est çà le noeud du problème, et la question que je pose à tout qui me lit : - pensez-vous que sans moyens financiers il soit possible de développer un projet non lucratif au service des gens qui y travaillent bénévolement et des personnes qui en bénéficient quelles que soient leurs ressources ?

Merci de répondre à cette question et d'exprimer vos avis sur la question et sur mon projet en commentaires au bas de cette page !

Pour info : le site que j'ai créé : cliquer sur TALUS CITOYEN

Date de dernière mise à jour : 19/08/2019

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