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7ème vague covid...

Sud Info 12 juillet 2022

7e vague du Covid en Belgique: «Je suis préoccupé pour septembre»

Le ministre Frank Vandenbroucke.

Le ministre Frank Vandenbroucke.

Par Laurence Piret

Journaliste à la rédaction Générale | Publié le 12/07/2022 à 18:00

Lecture zen

Face à la hausse des contaminations au covid, le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke se veut prudent. « Mais de nouvelles mesures ne sont pas à l’ordre du jour », assure-t-il.

Les chiffres actuels du coronavirus ont de quoi inquiéter. Le nombre de cas détectés est en hausse, avec 7.692 infections détectées chaque jour. C’est 39 % de plus que la semaine précédente. Et on sait que ce n’est que la partie « connue » des cas positifs, avec la généralisation de l’auto-test pour se diagnostiquer à domicile.

 

Au niveau des admissions à l’hôpital, on est à 142 chaque jour en moyenne la semaine dernière. 18 % de plus que la semaine dernière. Et on atteint presque le nombre de 2.000 lits occupés par des patients covid (1.951 précisément), ce qui était un seuil inquiétant lors des précédentes vagues de l’infection. La moitié environ des patients l’étant en raison du covid, l’autre moitié l’étant pour une autre raison mais dont un test covid s’est révélé positif.

Toutefois, les patients en soins intensifs ne sont que 88, preuve qu’omicron et ses variants contaminent beaucoup mais sont moins à risque de formes graves.

Code orange...

Avec de tels chiffres, si le baromètre corona était encore d’application, on pourrait repasser en code orange. Mais le baromètre n’est plus d’application depuis la mi-mai…

Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, se dit en tout cas préoccupé par la situation. « Nous sommes clairement dans une 7e vague de contaminations et d’infections au Covid », a-t-il indiqué en Commission Santé de la Chambre ce mardi après-midi. « Ça peut être décevant, car on espérait tous voir le bout du tunnel mais, malheureusement, ce n’est pas le cas. Telle qu’elle se présente, c’est une vague avec beaucoup de transmissions. Il y a beaucoup de gens qui arrivent dans les hôpitaux, des gens plus âgés, avec des comorbidités. Heureusement, on voit moins de personnes qui vont en soins intensifs. »

Le ministre se veut toutefois rassurant. « On a beaucoup d’espoir, car on pense que cette 7e vague va rapidement arriver à un plateau. Il ne faut donc pas paniquer. Et il n’est pas à l’ordre du jour de prendre de nouvelles mesures. Mais nous devons être encore plus vigilants ».

Et parmi les risques que voit le ministre, il y a le mois de septembre et la reprise de l’activité scolaire, économique et sociale.

Réussir la campagne de vaccination

« Je suis préoccupé par ce qui va se passer en septembre. Là, il fait bon, les gens sont dehors. Mais en septembre, on aura une combinaison risquée, avec des gens qui ont voyagé, qui reviennent de l’étranger, beaucoup plus de contacts intenses, de moments passés à l’intérieur. On sera confronté à une hausse des contaminations. Et on doit penser à ce risque car il faut être solidaire avec les soins de santé, les cabinets médicaux et les hôpitaux, où le personnel est épuisé par deux ans de lutte contre le Covid, avec beaucoup de personnes absentes pour cause de fatigue ».

D’où l’importance, a-t-il insisté, de réussir la campagne de vaccination qui débutera en septembre. « Et pas en été, car on a jugé que le moment serait plus opportun. Mais si le personnel des maisons de repos et médical veut déjà faire son booster plus tôt, il peut le demander ».

Pour Frank Vandebroucke, il est important que tous ceux qui sont éligibles à une troisième dose fassent ce booster. « On sait que le risque d’une forme grave diminue de 80 à 90 % après le booster ». Et le virologue Steven Van Gucht, qui s’exprimait un peu plus tôt à la Commission Santé, a estimé la protection contre le virus de 50 % dans les 3 mois qui suivent le booster, avant de baisser.

Avec une composante en plus pour cette nouvelle campagne de vaccination, en plus des centres de vaccination de masse, des hôpitaux pour leur personnel et des maisons de repos pour leurs résidents : les médecins généralistes, les pharmaciens et les infirmiers à domicile. Une nouvelle ligne qui devrait permettre d’aller encore plus à la rencontre des patients les plus à risque, pour maximiser les taux de couverture vaccinale.

Date de dernière mise à jour : 12/07/2022

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