DOC CORONAVIRUS

Article LA MEUSE 14 octobre 2020

Le cap de 200 admissions par jour a été atteint la semaine dernière, a souligné mercredi le porte-parole interfédéral Covid-19 Yves Van Laethem lors d’une conférence de presse de l’Institut de santé publique Sciensano et du Centre de crise national. En moyenne, 152 personnes (+81% en sept jours) étaient hospitalisées chaque jour entre le 7 et le 13 octobre, ce qui correspond à un doublement tous les huit jours, a précisé M. Van Laethem.

«Il y a une semaine, nous franchissions parfois le cap des 100 hospitalisations par jour; à présent, c’est celui des 200 admissions que nous atteignons à certains moments», a pointé l’expert. «Le virus est un ’faux lent’», a-t-il ajouté en référence à la croissance exponentielle du nombre de malades hospitalisés.

Mardi 13 octobre, 1.621 personnes étaient encore hospitalisées en raison d’une infection par le coronavirus, dont 281 aux soins intensifs. Le nombre de patients Covid-19 admis en réanimation double actuellement tous les 12 jours, a souligné Yves Van Laethem. «Si cette augmentation se poursuit, la capacité maximale de 2.000 lits en soins intensifs pourrait être atteinte mi-novembre», a-t-il averti.

Un article très intéressant de la RTBF du 12 octobre 2020

Journal du Médecin - 5 octobre 2020 NOUVEAU !

Covid-19 : plus de formes asymptomatiques grâce aux masques et peut-être une « variolisation »

Alors que le SARS-CoV-2 poursuit sa course folle, serait-il possible que l'un des piliers de la lutte - le masquage facial universel - puisse contribuer à réduire la gravité de la Covid-19, jusqu’au point de rendre les personnes asymptomatiques ? Si cette dernière hypothèse se confirmait, le masquage universel pourrait-il, comme la "variolisation", générer une immunité, freinant ainsi la propagation du virus en attendant l’avènement des vaccins ?

« En mars, quand il fait beau, prends ton manteau (et ton masque) »

Bien que très loin de nos habitudes occidentales, une bonne raison de porter le masque s’est imposée au mois de mars, lorsque des études ont commencé à décrire des taux élevés d'excrétion virale par le nez et la bouche des patients pré-symptomatiques ou asymptomatiques, à des taux équivalents à ceux des patients symptomatiques. Le 3 avril, les CDC ont donc recommandé au public le port de masques en tissu dans les zones où le taux de transmission communautaire est élevé - une recommandation qui a été suivie de manière inégale aux États-Unis.

Une relation étroite entre le port de masques par le public et la lutte contre la pandémie

Des études épidémiologiques menées dans le monde entier, en particulier dans les pays asiatiques qui s’étaient habitués au port de masques à l'échelle de la population lors de la pandémie de SRAS de 2003 (NDLR : ou depuis plus longtemps en raison des pics de pollution atmosphérique) ont montré qu'il existe une relation étroite entre le port de masques par le public et la lutte contre la pandémie. Des données récentes émanant de Boston démontrent que les infections par le SARS-CoV-2 ont diminué chez les soignants après la mise en place du masquage universel dans les hôpitaux municipaux à la fin du mois de mars.

Moindre inoculum, moindres symptômes

Le virus a la capacité de provoquer une myriade de manifestations cliniques, allant de l'absence totale de symptômes à la pneumonie, au SDRA et au décès. Des données virologiques, épidémiologiques et écologiques récentes ont conduit à l'hypothèse que le masquage facial pourrait également réduire la gravité de la maladie chez les personnes infectées, allant dans le sens d’une théorie de longue date sur la pathogénèse virale, selon laquelle la gravité de la maladie est proportionnelle à l'inoculum viral reçu. Depuis 1938, est exploré chez l’animal, le concept de la dose létale d'un virus - ou la dose à laquelle 50 % des hôtes exposés meurent (DL50).

 

Dans les infections virales où les réponses immunitaires de l'hôte jouent un rôle prédominant dans la pathogenèse virale, comme avec le SARS-CoV-2, un fort inoculum viral peut submerger et déréguler les défenses immunitaires innées, augmentant ainsi la gravité de la maladie. En effet, l'immunopathologie de régulation négative est l'un des mécanismes par lesquels la dexaméthasone améliore le pronostic des patients en état critique. Des doses élevées du virus administré ont conduit à des manifestations plus graves de Covid-19 sur modèle animal (hamster syrien).

Davantage de formes asymptomatiques grâce au masquage collectif ?

Le taux d'infections asymptomatiques a été estimé à 40 % par les CDC à la mi-juillet, mais ce taux serait supérieur à 80 % dans les milieux où le masquage facial universel est utilisé, ce qui fournit des preuves observationnelles de cette hypothèse. Les pays qui ont adopté le masquage général ont obtenu de meilleurs résultats en termes de taux de formes graves et de décès, ce qui, dans des pays où les tests sont limités, suggère un passage des infections symptomatiques aux infections asymptomatiques. Théorie également confirmée sur modèle animal (hamster syrien).

Le modèle humain

Lors d'une épidémie survenue sur un bateau de croisière argentin fermé, où les passagers ont reçu des masques chirurgicaux et le personnel des masques N95, le taux d'infection asymptomatique a été de 81 % versus 20 % lors des précédentes épidémies sur des bateaux de croisière sans masquage universel. Lors de deux récentes flambées dans des usines alimentaires américaines, où tous les travailleurs ont été obligés de porter des masques, la proportion d'infections asymptomatiques parmi plus de 500 personnes infectées a été de 95 %, 5 % seulement présentant des symptômes légers à modérés. Les taux de létalité dans les pays où le masquage est obligatoire ou appliqué à l'ensemble de la population sont restés faibles, même après la levée du confinement.

Élémentaire mon cher Jenner

La variolisation était un processus par lequel des personnes sensibles à la variole étaient inoculées avec du liquide infecté prélevé sur une vésicule d'une personne atteinte de variole, dans l'intention de provoquer une infection légère et une immunité ultérieure. Cette technique n'a été pratiquée que jusqu'à l'introduction du vaccin contre la variole, qui a finalement éradiqué la maladie.

En attendant le ou les vaccins, toute mesure de santé publique propre à accroître la proportion d'infections asymptomatiques par le SARS-CoV-2, pourrait à la fois rendre l'infection moins mortelle et augmenter l'immunité de la population sans provoquer de formes graves ni de décès.
Le débat porte actuellement sur les composantes humorales et cellulaires de la réponse immunitaire adaptative au virus qui permettraient de mieux estimer le niveau d'immunité plus durable des cellules T et des cellules B mémoires. Des données prometteuses suggèrent qu'une forte immunité à médiation cellulaire résulte d'une infection par le SARS-CoV-2, même légère ou asymptomatique.

D’autres études pour confirmer ou infirmer la théorie moderne de la variolisation

Afin de tester l’hypothèse selon laquelle le masquage collectif est l'une des stratégies de contrôle de la pandémie, d'autres études comparant le taux d'infection asymptomatique dans les zones avec et les zones sans masquage universel, doivent être menées. Enfin, pour tester l'hypothèse de la variolisation, il faudrait d'autres études comparant l’intensité et la durabilité de l'immunité des cellules T spécifiques, entre les personnes atteintes d'une infection asymptomatique et celles atteintes d'une infection symptomatique, portant sur le ralentissement naturel de la propagation du virus dans les zones présentant une forte proportion d'infections asymptomatiques.

En fin de compte, la lutte contre la pandémie consistera à faire baisser à la fois les taux de transmission et la gravité de la maladie. De plus en plus de preuves suggèrent que le masquage facial à l'échelle de la population pourrait profiter aux deux composantes de la réponse.
 

Dr Bernard-Alex Gaüzère

RÉFÉRENCE

Gandhi M, Rutherford GW : Facial Masking for Covid-19 - Potential for "Variolation" as We Await a Vaccine. N Engl J Med. 2020; publication avancée en ligne le 8 septembre. doi: 10.1056/NEJMp2026913.

Journal du Médecin - 8 octobre 2020

Publié le 08/10/2020

L’immunité protectrice contre les coronavirus saisonniers est de courte durée

Une question clé non résolue dans la pandémie actuelle de Covid-19 est celle de la durée de l'immunité acquise. À ce jour, les preuves de réinfection par le CoV-2 du SRAS sont limitées. Une partie de la réponse à la question pourrait venir des observations colligées depuis des dizaines d’années sur les 4 coronavirus humains saisonniers génétiquement et biologiquement dissemblables - HCoV-NL63, HCoV-229E, HCoV-OC43 et HCoV-HKU1 - qui pourraient révéler des caractéristiques communes applicables à tous les coronavirus humains. Ces quatre-là appartiennent à deux genres taxonomiques distincts et utilisent des molécules réceptrices différentes avec un tropisme variable des cellules hôtes. Compte tenu de cette grande variabilité, une équipe hollandaise a émis l'hypothèse que les caractéristiques communes à ces 4 coronavirus saisonniers, comme la durée de l'immunité protectrice, sont représentatives de tous les coronavirus humains, y compris du SARS-CoV-2.

35 ans de suivi sérologique

Le but de cette étude était d'étudier la durée de la protection contre les réinfections saisonnières par les coronavirus, sur la base des tests sérologiques, car les taux d'anticorps restent élevés jusqu'à un an après l'infection. Ont donc été utilisés des échantillons de sérum provenant de l'étude de cohorte d'Amsterdam sur l'infection par le VIH-1 et le sida, qui suit les hommes adultes à intervalles réguliers depuis les années 1980, pour déterminer la fréquence des infections saisonnières par des coronavirus.

Une toute petite cohorte

Dix adultes en bonne santé, sans pathologie grave susceptible d’ influencer leur immunité, ont été sélectionnés. Hormis une interruption du suivi entre 1997 et 2003, les prélèvements sanguins ont eu lieu tous les 3 mois avant 1989 et tous les 6 mois ensuite. Afin de détecter les réinfections, l'augmentation des taux d’anticorps dirigés contre la région carboxyle (C) terminale de la protéine de la nucléocapside (NCt) - une région immuno-dominante de la protéine 4 structurelle de la capside du coronavirus - a été mesurée pour chaque coronavirus saisonnier. Cent un événements, allant de 3 à 17 par individu, ont été classés comme des infections à coronavirus.

 

Le délai de réinfection n'a été calculé que lors d'un suivi continu. La durée de ce délai se situait entre 6 et 105 mois. Il n'y a pas eu de différence statistiquement significative entre les durées des intervalles séparant les infections avec les différents virus (test de Kruskal-Wallis, p = 0,256), même si le nombre d'infections par le HCoV-HKU1 était faible et probablement sous-estimé, probablement en raison de la faible sensibilité du test ELISA HKU1-NCt-.

Une immunité protectrice de courte durée : 6 à 12 mois

Dans quelques cas, les réinfections sont survenues à 6 mois (deux fois avec le HCoV-229E et une fois avec le HCoV-OC43) et à 9 mois (une fois avec le HCoV-NL63), mais la plupart des réinfections ont souvent été observées après 12 mois. Pour les réinfections survenant dès 6 mois, il n’a pas été observé de diminution intermédiaire des taux d’anticorps entre les épisodes d’infections. Par contre, lors des intervalles de réinfection de plus de 6 mois, ont été objectivées des diminutions du taux des anticorps entre les infections. Les auteurs ont également conclu que le délai le plus court entre deux infections a été de 6 mois.

 

En théorie, les anticorps induits par les infections à coronavirus pourraient posséder de larges capacités de reconnaissance des coronavirus. Afin de le vérifier, un test ELISA supplémentaire a été effectué en utilisant la protéine complète de la nucléocapside (N) du SARS-CoV-2, y compris la région N-terminale, plus conservée entre les espèces, pour permettre la détection d'anticorps à large reconnaissance. Deux individus avaient des anticorps à large reconnaissance et chez l’un d’eux, ces anticorps ont persisté au cours des années suivantes mais sans assurer une large protection contre les infections ultérieures par le HCoV-NL63, le HCoV-229E et le HCoV-OC43.

Une étude sérologique unique à travers le temps…

… qui évite le biais d'échantillonnage des études épidémiologiques précédentes basées sur des protocoles de tests selon les symptômes. Les mois de juin, juillet, août et septembre montrent la plus faible prévalence d'infections pour les 4 coronavirus saisonniers, confirmant la prévalence plus élevée en hiver dans les pays tempérés. Le SARS-CoV-2 pourrait partager cette caractéristique dans la période post-pandémique.

Quid de l’immunité cellulaire ?

Il convient donc de faire preuve de prudence lorsqu'on s'appuie sur des politiques de santé qui exigent une immunité à long terme, conférée par la vaccination ou par une infection naturelle pour atteindre l'immunité collective. D'autres études ont montré que les niveaux d'anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2 diminuent au cours des 2 premiers mois suivant l'infection, en particulier après une légère infection. Allant dans le même sens, cette étude révèle une diminution similaire des anticorps anti-nucléocapside des coronavirus saisonniers. Cependant, les anticorps ne sont qu'un marqueur de l'immunité, qui est probablement aussi influencée par l'immunité à médiation cellulaire des lymphocytes B et T. Dans cette étude, ont été surveillées les réinfections, qui ne peuvent se produire que lorsque l'immunité protectrice (cellulaire et/ou humorale) est insuffisante.

Mauvais augure

Les réinfections par infection naturelle se produisent pour les quatre coronavirus saisonniers, ce qui suggère qu'il s'agit d'une caractéristique commune à tous les coronavirus humains, y compris le SARS-CoV-2. Les réinfections se produisent le plus souvent 12 mois après l'infection, ce qui indique que l'immunité protectrice n'est que de courte durée.
 

Dr Bernard-Alex Gaüzère

RÉFÉRENCE

Edridge AWD et coll. : Seasonal coronavirus protective immunity is short-lasting. Nat Med. 2020 Sep 14. doi: 10.1038/s41591-020-1083-1. PMID: 32929268

SUDINFO 25 septembre 2020

Le prix à payer va être très élevé»: Marc Wathelet s’en prend au gouvernement, «c’est un niveau d’irresponsabilité hallucinant»

 

Le spécialiste des coronavirus Marc Wathelet a exprimé son mécontentement face aux nouvelles mesures sanitaires prises lors du dernier Conseil national de sécurité.

«Le prix à payer va être très élevé»: Marc Wathelet s’en prend au gouvernement, «c’est un niveau d’irresponsabilité hallucinant»

Sur Facebook, Marc Wathelet s’est exprimé sur les mesures du dernier Conseil national sécurité. Le spécialiste des coronavirus a en effet commenté une publication du ministre David Clarinval énonçant les nouvelles mesures sanitaires : « Bravo Monsieur David Clarinval. Avec ces mesures en place nous irons juste un peu plus vite droit dans le mur », commente-t-il.

« Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, nous sommes à 84 hospitalisés par jour et 2 semaines plus tôt nous étions à 23 par jour. Cela veut dire que le temps de doublement est de seulement 8 jours pour le moment. C’est mieux que les 3,2 jours du mois de mars mais cela veut dire qu’on sera au niveau de fin mars pour les hospitalisations dans seulement 24 jours… », poursuit-il.

Par ailleurs, on a dénombré en Belgique, entre le 15 et le 21 septembre, une moyenne de 1.476 nouveaux cas de contaminations au coronavirus par jour, soit une hausse de 48 %. Une hausse des contaminations et des hospitalisations qui inquiètent plusieurs experts, dont Marc Wathelet : « Alors bravo pour le joli poster, mais quand est-ce que le gouvernement se décidera-t-il à enfin regarder la réalité bien en face ? », a-t-il demandé au ministre sous sa publication Facebook.

Le poster de David Clarinval (pour info) :

L’image contient peut-être : 1 personne, texte qui dit ’CONSEIL NATIONAL DESÉCURITÉ MESURES PRISES ce MERCREDI 23 SEPTEMBRE Autant contacts que vous voulez si les gestes barrières sont respectés (distances de sécurité ou port du masque). Nombre de contacts étroits (moins 1m50, plus de 15min.) recommandé par mois par personne: plus de son foyer Le port masque n'est plus obligatoire sauf dans les lieux publics clos dans les lieux àf forte fréquentation Évènements avec professionnels (mariages, enterrements... >Respect des de I'HORECA Soirée dansante interdite >Aucune limite dans le nombre d'invités Évènements: 200 l'intérieur extérieur Dérogations possibles Télétravail toujours recommandé � DAVID CLARINVAL’

 

« Et ce n’est pas juste le drama queen qui le dit : tous les experts du ex-GEES sont d’accord avec moi, contrairement au mois de mars. Alors on sélectionne les experts pour Celeval pour qu’ils aillent dans le sens désiré, et quand le rapport ne plaît pas, on lui demande de le revoir mais on effectue les changements désirés de toute façon… C’est un niveau d’irresponsabilité assez hallucinant. Le prix à payer va être très élevé, et nous aurions pu payer nettement moins si nous nous étions comportés en adulte », prévient-il.

 

JOURNAL DU MEDECIN 22 septembre 2020

Publié le 22/09/2020

Covid-19 : et voilà pourquoi les enfants sont moins gravement atteints

L’infection par le coronavirus atteint toutes les tranches d’âge mais avec une fréquence et une gravité bien inférieures chez l’enfant. Les personnes malades ressentent le plus souvent des symptômes communs à toutes les infections respiratoires virales : fièvre, toux, myalgies, vomissements. Cependant, la perte de l’odorat et du goût observée pour 49 % à 70 % des patients est évocatrice. L’expression du gène de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2) sur la muqueuse nasale en fonction de l’âge pourrait être l’explication des différences de taux d’infection selon ce paramètre. En effet, l’ACE2 est le point d’ancrage du virus dans les muqueuses permettant son internalisation dans les cellules humaines.

 

Des investigateurs israéliens ont analysé la prévalence de l’atteinte sensorielle au cours l’épidémie actuelle selon l’âge. Les patients étaient des consultants à l’hôpital Bnei Brak dont l’infection avait été affirmée par PCR. Les enfants de 5 à 17 ans ont été divisés en 2 groupes : 5-10 ans et 11-17 ans, les sujets plus âgés en 2 catégories : 18-25 ans et 26 ans et plus. L’atteinte sensorielle a été évaluée par questionnaire sur la présence ou l’absence de troubles olfactifs et gustatifs ; 0 signifiait pas de trouble, 1 trouble bénin, 2 perte complète pour un score total individuel de 0 à 4. Finalement, les scores d’atteinte sensorielle ont été confrontés aux résultats publiés concernant l’expression du gène dans l’épithélium nasal en fonction de l’âge (Bunyavanich Nasal gene expression of angiotensin converting enzyme 2 in children and adults JAMA 2020; 323: 1727-1429).

Moins d’ACE2 au niveau de la muqueuse nasale…CQFD !

Les membres de 20 familles ont été étudiés ; parmi les 73 répondants (moyenne 3,7 par famille), 31 étaient âgés de 5 à 17 ans, 42 de 18 ans ou plus. Au total, 37 (51 %) se plaignaient d’une atteinte du goût et/ou de l’odorat, dont 25,8 % des enfants : 0/11 des 5-11 ans, 8/20 des 11-17 ans. Parmi les adultes, 71,4 % étaient atteints (P = 0,00014, risque relatif 0,39 intervalle de confiance à 95 % IC 0,23-0,65) : 6/12 des 18-25 ans, 24/30 des 26-50 ans. Le score moyen d’atteinte sensorielle était pour les enfants de 0,55 ± 1,03 et pour les adultes de 2,01 ± 1,66 (P < 0,0001).

 

La stratification par âge au sein des adultes a montré que ceux de 18-25 ans avaient un score moyen de 1,25 ± 1,54 contre 2,43 ± 1,61 pour les plus âgés (P= 0,038). Pour les enfants, le score d’altération sensorielle des 11-17 ans était de 0,85 ± 1,18 et nul (pas d’atteinte) pour les 5 -10 ans. Fait intéressant, les scores moyens d’atteinte sensitive pour les 4 groupes d’âge étaient corrélés avec les données publiées de l’expression de l’ACE2 dans les groupes d’âge correspondants (P=0,05).

 

Ainsi, la faible fréquence des formes sévères et de l’atteinte sensitive des enfants pourrait s’expliquer par la faible disponibilité en récepteurs ACE2 du coronavirus au niveau de la muqueuse nasale. Cette hypothèse demande à être confirmée.
 

Pr Jean-Jacques Baudon

RÉFÉRENCE

Somekh I et coll. : Age-dependent sensory impairment in Covid-19 infection and its correlation with ACE2 expression. Pediatr Infect Dis J., 2020;39;e270-e272

 

BON A SAVOIR !

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Du Journal du Médecin (France) un article daté du 15 juillet 2020 à propos des "fomites"

Publié le 15/07/2020

Transmission de la Covid-19 par les objets inanimés : un risque exagéré ?

L’extrême facilité avec laquelle le SARS-CoV-2 se transmet d’un humain à l’autre interroge. Certes, ce n’est pas l’agent pathogène le plus contagieux, mais au stade de la pandémie avec des millions de sujets infectés à l’échelon planétaire, le problème a gagné en ampleur et les questions restent en suspens. Les gouttelettes émises lors de la toux et des éternuements ou encore les postillons qui accompagnent la parole sont les vecteurs les plus déterminants qui expliquent la propagation extrême du virus en milieu confiné, l’exemple des abattoirs et des discothèques étant particulièrement démonstratif.

Les fomites à l’ordre du jour

Reste le problème de la transmission par les fomites qui, chez les anglophones, désignent les objets contaminés par les agents pathogènes et de facto  susceptibles de propager l’infection. La contagion par les mains sales et ces objets contaminés est soupçonnée de longue date puisque, dès l’Antiquité, lors des épidémies de peste, il était jugé plus prudent de brûler les maisons et les biens des malades. Les épidémiologistes ont démontré sa réalité et la nécessité de se laver les mains pour éviter la transmission des microbes d’un humain à l’autre.

Il n’en reste pas moins que la transmission éventuelle par les fomites, notamment dans le cas de la Covid-19, comporte encore des zones d’ombre. L’OMS a d’ailleurs récemment modifié sa position sur le sujet des aérosols en admettant qu’ils pouvaient contribuer à la transmission du SARS-CoV2, même en dehors des procédures médicales : de quoi inciter à améliorer la ventilation des endroits confinés et à relativiser le rôle respectif des voies d’entrée potentielles du virus.

Hiatus entre les données expérimentales et le monde réel

Dr Emanuel Goldman (New Jersey, USA) est revenu sur les différences entre données expérimentales et la réalité de la transmission du SARS-CoV-2. Il note ainsi que les quelques études qui ont conduit à s’affoler sur la persistance du SARS-CoV-2 au sein des surfaces et des objets inanimés souvent sur des temps longs ont un point commun : le recours à des titres très élevés de particules virales infectantes sur la surface testée. La plus longue durée de vie du virus, de l’ordre de six jours, a été ainsi estimée avec un titre initial de 10⁷ particules. Une autre étude qui a abouti à une survie de 2 jours pour le SARS-CoV et SARS-CoV-2 sur un support matériel et de 3 jours au sein des aérosols produits en laboratoire est partie d’un inoculum de 10⁵–10⁷ particules/ml pour ce qui est de ces derniers et de 10⁴ pour ce qui est des surfaces testées. Si l’on se tourne vers d’autres coronavirus, tels le coronavirus humain 229E sur support matériel, la durée de la survie a été estimée à 5 jours à partie d’une charge virale de  10³ unités formatrices de plage de lyse. Les scénarios adoptés dans ces études semblent bien éloignés de la vie « réelle ».

Combien de particules virales dans les gouttelettes ?

A cet égard, quelles sont les quantités de coronavirus vivants présentes dans les gouttelettes émises par les patients sous forme d’aérosols notamment ? Il est bien difficile de répondre à cette question pourtant fondamentale. Si l’on se réfère aux données sur d’autres virus à ARN tels celui de la grippe, la quantité d’ARN virale semble équivalente à 10-100 particules virales par gouttelette, dont une faible proportion capable de se répliquer sur plaque.

D’autres études ont d’ailleurs conduit à des résultats bien différents quand le virus a été mis au sec sur diverses surfaces inertes qu’il s’agisse de gants chirurgicaux stériles en latex, d’éponges stériles ou encore d’aluminium. Ainsi, dans ces conditions, le coronavirus humain 229E ne survit pas plus de trois heures et son comparse OC43 ne tient, pour sa part, qu’une heure. Une autre étude qui a simulé les conditions du monde réel n’a pas permis de retrouver de SARS-CoV-2 viable sur une surface potentiellement contaminée par un patient…

Le superflu ne doit pas faire oublier l’essentiel

Dr Goldman ne remet pas en question la validité expérimentale des données expérimentales citées précédemment, mais s’interroge à juste titre sur la transposition de leurs résultats à d’autres contextes que celui du laboratoire. Entre les 10⁷, 10⁶, et 10⁴ particules infectantes déposées sur une petite surface par des mains expertes et la quantité de virus dans les gouttelettes émises par les patients infectés, il pourrait bien exister un fossé.

De l’avis de l’auteur, la probabilité de transmission par les surfaces ou les objets inanimés serait très faible à une exception près : si un patient atteint de la Covid-19 tousse ou éternue sur la cible en question déposant ainsi une charge virale a priori élevée. Il faudrait alors que cette cible soit manipulée dans les une à deux heures qui suivent pour que la contamination opère. Cette situation n’est pas impossible, mais n’est pas très probable sauf en milieu hospitalier où le virus est omniprésent en quantités élevées ce qui justifie la désinfection régulière des surfaces, le port des gants et le recours à des équipements de protection individuelle.

En pratique, le principe de précaution aidant, cette vision critique ne devrait en rien modifier les stratégies préventives actuelles dans le monde réel – hors du milieu hospitalier- et les gestes barrières ont tout lieu d’être maintenus sans toutefois tomber dans des errances obsessionnelles qui peuvent s’avérer contreproductives. Le port du masque dans les endroits à risque, le lavage des mains et la distanciation physique semblent donc plus appropriés que le nettoyage des poignées de porte ou des boutons d’ascenseur.

Dr Peter Stratford

RÉFÉRENCE

Goldman E. : Exaggerated risk of transmission of COVID-19 by fomites. Lancet Infect Dis 2020 (3 juillet) : publication avancée en ligne. doi.org/10.1016/ S1473-3099(20)30561-2.

Du Journal du Médecin (France) à propos des Tests...

Bientôt un stock de tests…périmés ?

Paris, le mercredi 24 juin 2020 – Au plus fort de l’épidémie, des millions de tests PCR ont été commandés par les laboratoires de biologie médicale publics et privés. Avec la baisse du nombre de dépistages journalier, les stocks s'accumulent.

Si on avait pu croire à une aubaine en vue d'une seconde vague, il n’en est rien, puisque une grande partie de ces tests seront périmés très rapidement et en tout cas avant l’automne.

Dans ce contexte, le président du syndicat des biologistes, le docteur François Blanchecotte explique à France Info, que le plus judicieux serait de les vendre : « que ce soit l'Amérique du Sud, l'Angleterre ou l'Afrique... il y a beaucoup de pays qui en ont besoin. C'est le moment de pouvoir les faire transiter (...) pour qu'ils les utilisent dans de bonnes conditions ».
 

Au micro d'Europe 1, Lionel Barrand, président du syndicat des jeunes biologistes déplore lui aussi « qu’alors qu'on sait qu'il y a des pays qui manquent de tests, c'est une catastrophe d'en avoir trop et de devoir en jeter. Ce n'est pas tolérable », s'agace-t-il. « Les laboratoires sont dans une difficulté financière. Les machines sont très chères et chaque réactif vaut plus de 30 euros (…) C'est intolérable au niveau économique car c'est l'État qui commande, et ce sont des laboratoires qui ont pris l'ensemble du risque financier. Ce n'est pas logique » poursuit-il.

 

Selon François Blanchecotte, la Direction générale de la santé ne s'opposerait pas à ces remises sur le marché international. Mais ces transactions resteront sous surveillance, car, ces laboratoires doivent néanmoins conserver un stock de sécurité.

 

Enfin, certains praticiens estiment qu’il faut s’interroger sur notre stratégie de dépistage : les tests pourraient ne pas être assez nombreux, alors que ces outils sont indispensables pour limiter le développement de clusters.

du Journal du Médecin (France) 16 juin 2020

Publié le 16/06/2020

Covid-19 : à qui profite la recherche ?

Le prix payé à la Covid-19 n’est pas le même pour tous. Les données recueillies jusqu’à présent montrent que l’âge, le sexe masculin, l’obésité, les comorbidités et la pauvreté ont été associés à un plus lourd tribut. Il apparaît aussi que l’origine ethnique est un facteur d’inégalité devant la pandémie. Les personnes noires, les asiatiques, les ethnies minoritaires au Royaume-Uni, les Noirs, Hispaniques, et les Amérindiens aux Etats-Unis, ont été beaucoup plus souvent concernés par des formes sévères compliquées ou par les décès.

Les groupes BAME, davantage touchés par les formes sévères de Covid-19

Au Royaume-Uni, une étude récente montre que 33 % des patients en soins intensifs avec un diagnostic confirmé de Covid-19 appartenaient aux groupes « BAME » (Black, Asian and Minority Ethnic). Ils ne constituent pourtant que 13 % de la population du pays. Aux Etats-Unis, les personnes noires, qui constituent 13,4 % de la population, ont représenté, selon les états, entre 28 % et 70,5 % des décès par Covid-19. Le risque d’infection dans les communautés à prédominance noire y est environ 3 fois supérieur à celui des communautés à prédominance blanche.

 

Au Nouveau Mexique, 37 % des cas confirmés sont survenus chez les amérindiens, qui comptent pour 11 % de la population. Ces différences se constatent aussi au sein des équipes médicales. Les groupes BAME fournissent 21 % des équipes soignantes au Royaume-Uni, mais ont compté pour 63 % des décès par Covid-19 parmi les professionnels de santé. Aux Etats-Unis, 5 % des médecins et 10 % des infirmières sont noirs, mais ont constitué 21 % des cas de Covid-19 chez les professionnels de santé. La contribution de différents facteurs, connus ou non, à ces inégalités, n’a pas encore été évaluée.

Il faut inclure des patients issus des minorités ethniques dans les essais thérapeutiques

Actuellement, de nombreux travaux sont en cours, concernant la prise en charge de la Covid-19, parmi lesquels des essais randomisés pour des traitements ou des vaccins, mais aussi des études observationnelles ou autres. Dans un éditorial du Lancet, les auteurs plaident pour que ces recherches intègrent des patients représentatifs de ces groupes, minoritaires d’un point de vue ethnique, mais majoritaires quant au tribut versé à la pandémie. Ils se montrent toutefois assez pessimistes, ces différents groupes ethniques étant sous-représentés dans la recherche en général. C’est pour le moment aussi le cas dans la recherche sur la Covid-19. Si ce changement ne se fait pas, les résultats des recherches ne pourront pas profiter à toute la population.
 

Dr Roseline Péluchon

RÉFÉRENCE

Treweek S et coll. : COVID-19 and ethnicity: who will research results apply to ? Lancet 2020, publication avancée en ligne le 12 juin. doi.org/10.1016/S0140-6736(20)31380-5

à propos des 15 millions de masques commandés parl la Belgique et distribués dès le 15 juin - source RTBF

Covid masques belgique 15 juin 20

RTBF en ligne 15 juin 2020 à 17 h

Les masques buccaux en tissu achetés par la Défense auprès de la société luxembourgeoise Avrox ont été traités avec une finition antibactérienne nano argentée, ce qui les rend dangereux pour la santé et l'environnement, se sont alarmées lundi les organisations sectorielles Creamoda, Febelsafe et FBT. Ce que réfute le SPF Santé Publique, via un communiqué diffusé sur le site de la Défense.

Déjà sceptiques quant aux modalités de lavage de ces masques (à 30°C sans possibilité de repasser le tissu, au lieu des 60°C recommandés par un document technique approuvé par le Conseil national de Sécurité), les trois fédérations enfoncent le clou lundi: le traitement aux ions d'argent (un biocide) imposé aux 15 millions de protections buccales commandées auprès d'Avrox présente un risque pour l'être humain et son environnement.

De son côté, le SPF Santé précise que ce traitement antimicrobien, nommé SILVADUR930, "répond aux exigences du règlement européen en matière de biocides et que les masques buccaux peuvent être mis sur le marché." "Cette technologie est déjà utilisée dans de nombreux textiles, mais aussi dans de nombreux masques buccaux qui sont proposés sur le marché international et national, dans les supermarchés et les pharmacies, à la fois pour un usage personnel et professionnel" ajoute le communiqué.

Libération de particules d'argent

"L'utilisation de biocides antibactériens est très controversée", pointent la Fédération belge de la mode (Creamoda), celle des fabricants, distributeurs, fournisseurs de services et utilisateurs finaux professionnels en matière de sécurité et de bien-être (Febelsafe) et la Fédération belge de l'entretien et du textile (FBT).

"Des super-bactéries (résistantes à la plupart des antibiotiques) pourraient être créées en cas de mauvaise utilisation excessive", tandis que "les stations d'épuration risquent de ne plus fonctionner" car les biocides ne font pas la distinction entre les bonnes et les mauvaises bactéries.

En outre, 60% des particules d'argent sont déjà libérées après 10 lavages et elles disparaissent complètement après deux ans, ajoutent les organisations, qui craignent aussi le rejet "irrévocable" de biocides dans l'environnement une fois le produit en fin de vie.

Enfin, la taille même des particules utilisées pose problème, selon Creamoda, Febelsafe et FBT. Ces nanoparticules d'argent sont "si petites qu'elles peuvent pénétrer dans des parties du corps et des cellules où elles n'ont normalement pas leur place". Les masques traités aux biocides et en contact prolongé avec le visage présentent dès lors un risque sanitaire, puisque leurs fibres peuvent se retrouver dans les poumons de l'usager, estiment les trois fédérations.

Celles-ci affirment vouloir "éviter des incidents graves" et demandent qu'un avertissement accompagne le mode d'emploi de ces masques buccaux.

ARTICLE DANS LA MEUSE DU 6 MAI 2020

Jean-Dominique MICHEL (Suisse) : Anatomie d'un désastre

Jean-Dominique Michel | "Anatomie d'un désastre" | Avril 2020

Un article du Journal du Médecin (France) le 27 avril 2020 lu à voix haute

COVID - 19 : article Journal du médecin

Réanimation Covid 19 - la torture que les vieux ne peuvent pas supporter

92734363 10219842651434318 8883645561169772544 oOn parle énormément de "réa" et de "ventilation"..

Il ne s'agit pas d'un masque à oxygène simplement posé sur la bouche.
La ventilation invasive pour le covid (intubation qui se fait sous anesthésie générale) consiste à rester 2/3 semaines immobile souvent sur le ventre (décubitus ventral) avec un tuyau enfoncé dans la bouche jusque dans la trachée et qui vous permet de respirer au rythme de la machine auquel il est attaché.
Vous ne pouvez pas parler ni vous nourrir ni rien d'autre de façon naturelle.
La gène et la douleur nécessitent l’administration de sédatifs et analgésiques pour assurer la tolérance du tube par le patient pendant la durée de la prise en charge (coma artificiel).
En une vingtaine de jours de ce doux traitement pour un patient jeune (40 ans) la perte de masse musculaire est d'environ 40% et la rééducation de 6 à 12 mois souvent associée à des traumatismes de la bouche ou des cordes vocales.
C'est pour cette raison que les personnes âgées ou déjà affaiblies sont souvent incapables de tenir physiologiquement.

Merci Véronica Scattone pour ce texte emprunté via Facebook

Jeudi 19 mars 2020 Journal SUDPRESSE

Coronavirus: 180.000 tests Covid-19 réquisitionnés dans une entreprise liégeoise!

AFP

Les autorités ont procédé hier à la réquisition de 180.000 tests pour détecter le coronavirus et à un stock de produits réactifs. Ces produits ont été fabriqués par une entreprise de la région de Liège.

C’est alerté par le ministère de la Santé publique de l’existence de ces tests dont notre pays a grand besoin que le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem, a décidé de signer un arrêté ministériel autorisant la réquisition. Le gouvernement est en effet doté de pouvoirs spéciaux qui lui permettent d’agir dans ce sens.

 

Comme nous l’a expliqué Erik Enaerts, l’attaché de presse du ministre, « il y avait urgence. L’entreprise n’a rien à se reprocher. Elle avait le droit de disposer de ses produits comme elle l’entendait et avait tout à fait le droit de les vendre et de les exporter. Mais ici, c’est une situation exceptionnelle. Entamer les procédures pour éventuellement acheter ces tests aurait nécessité beaucoup trop de temps. C’est pour cela, qu’il a été décidé de réquisitionner le stock. L’entreprise a totalement coopéré. Elle sera d’ailleurs rémunérée selon les prix conformes au marché. »

Pour ne pas perdre de temps et surtout pour que les tests ne quittent pas le pays, l’arrêté ministériel autorisant la saisie a été signé cet après-midi et immédiatement, police et protection civile se sont rendues sur place pour prendre possession du lot de tests et de produit réactif. « Agir au plus vite était primordial », conclut Erik Enaerts.

Une page très utile de nos amis d'ATTAC

1 avril 2020 : un texte de Philippe Marczewski sur sa page Facebook, je ne le connais pas mais suis d'accord avec lui donc je le publie en copié/collé

(Mille excuses, je déteste ça, je promets que c'est exceptionnel, d'ailleurs si ça se trouve, je supprimerai ça demain quand je serai à jeun.)

Je ne parviens plus à regarder le journal télévisé de la RTBF, et surtout le déshonorant quart d'heure qui suit, confié aux bons soins de La Voix de son Maître, relai béat des éléments de langage gouvernementaux (et cela dit sans offense pour les scientifiques interrogés qui font ce qu'ils peuvent). Hier, pas un mot sur le scandale de la gestion des stocks et commandes de masques par Maggie De Block. Pas un mot depuis un mois sur des années d'austérité et de choix criminels de politiques économique et sociale.

La mise en scène de la crise et sa transformation en spectacle hypnotique et anesthésiant est insupportable. Insupportable le décompte quotidien des malades et des morts. Insupportable de le faire suivre d'une justification de la police d'exception, pour aussitôt laisser entendre que les indisciplinés auront des morts sur la conscience. Insupportable les vidéos où les Belges prêts à tout pour passer à la télé se transforment en clowns d'intérieur. Insupportable cette visite guidée quotidienne des meilleurs applaudissements, à 20 heures, dramaturgie obscène de l'abandon des soignants à leur propre sort, seulement destinée à nous donner bonne conscience à bon compte et célébrer la caricature émotionnelle de la solidarité plutôt que la solidarité elle-même. Insupportable de se glorifier d'applaudir aux fenêtres à heure fixe pour oublier qu'on a laissé prospérer, voire soutenu, des politiques de mise à sac des services publics, au premier rang desquels les hôpitaux.

Cette émission, sous couvert d'informer le peuple et de répondre aux questions qu'il se pose, aux peurs qui l'agitent, n'est qu'une nouvelle variation de la stratégie de la tension — tenir l'anxiété en laisse mais aboyante, sans muselière, et la surveiller comme le lait sur le feu. Chaude elle est utile mais que jamais elle ne déborde.

Le taureau qui se débat pour sa vie dans l'arène et réussit à renverser son tueur, on le détourne de sa cible par de grands mouvements, et quand il comprend que le matador s'est relevé il est trop tard : voici son échine percée de banderilles.

Voilà où nous en sommes. Voilà le brouet qu'on veut nous faire avaler.

Les louanges adressées à la Première Ministre et à son gouvernement, ou à tout le moins le silence sur la terrible responsabilité des partis politiques impliqués d'une manière ou d'une autre dans ce fiasco, c'est tout de même un des plus beaux syndromes de Stockholm jamais observé à grande échelle.

Je fais partie de ceux pour qui ce confinement n'est pas une épreuve. Je peux travailler. Ici nous avons de l'espace. Un jardin. Du confort. Je ne suis pas dans la rue. Je ne suis pas en prison. Je ne suis pas dans un mouroir. Je ne suis pas dans un centre fermé ou dans le parc Maximilien. Je pourrais facilement me contenter d'en rire (et j'en ris, d'ailleurs, ça n'empêche pas). Mais tout ça finira. Ce qui nous attend, après, risque bien d'être terrible. Il suffit de lire sur twitter les dégoutants petits prurits du président du MR, pour qui cette crise n'appelle pas de remise en question de nos systèmes, pour savoir qu'ils n'ont aucune intention de lâcher prise. Je n'ai vraiment pas de goût pour la révolution, ni pour le militantisme, ni pour l'activisme petit-bourgeois. Mais quand nous sortirons de là, il faudra aller dans les bars, sur les places, dans les rues. En Belgique, en France, en Espagne, en Italie, en Hongrie. Partout. Le premier soir nous nous saoulerons. Mais dès le lendemain matin nous devrons être les uns pour les autres contagieux. Virulents. Il va falloir parler, écrire et lire. Il va falloir détruire dans l’œuf leurs nouveaux jouets de contrôle. Il va falloir trouver les conditions pour gagner le rapport de force.

 

Une vidéo très intéressante du Dr Résimont - Ici c'est du sérieux et c'est pas de la rigolade, à partager

Coronavirus - Covid-19 Docteur Stephane Résimont - "J'accuse"

26 mars 2020 - METRO sur MSN - Très difficile à copier/coller , je le laisse comme on a bien voulu me laisser passer çà.

Une bonne nouvelle sanitaire: l’épidémie de grippe touche à sa fin. Entre le 16 et 22 mars 2020, 678 personnes pour 100.000 habitants ont consulté un généraliste en raison de symptômes grippaux. Seul un faible pourcentage des échantillons testés s’est révélé positif pour la grippe.

 

Si les symptômes grippaux (température élevée, toux, écoulement nasal, mal de gorge, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue, etc.) ont augmenté, c’est en réalité le coronavirus qui est en cause. «Cette augmentation a lieu dans toutes les tranches d’âge en Flandre, sauf chez les enfants de 5 à 14 ans. Cette augmentation est liée à un nombre croissant de cas de Covid-19 dans notre pays», précise Sciensano. Le nombre de cas testés positifs à la grippe est bel et bien en baisse, et la fin de l’épidémie est en vue.

Soulager le système de soins

Cela n’a pas de lien directe avec l’épidémie de coronavirus. C’est tout de même une bonne nouvelle, puisque le risque de contracter les deux maladies à la fois sera désormais fortement réduit. C’est également une bonne nouvelle pour les médecins, qui n’auront plus à traiter ce problème pendant quelques mois.

L’article Bonne nouvelle : l’épidémie de grippe touche à sa fin est apparu en premier sur Metro.

SUR LE SITE DU JOURNAL METRO du 26 mars 2020, copié collé du texte

Une bonne nouvelle sanitaire: l’épidémie de grippe touche à sa fin. Entre le 16 et 22 mars 2020, 678 personnes pour 100.000 habitants ont consulté un généraliste en raison de symptômes grippaux. Seul un faible pourcentage des échantillons testés s’est révélé positif pour la grippe.

Si les symptômes grippaux (température élevée, toux, écoulement nasal, mal de gorge, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue, etc.) ont augmenté, c’est en réalité le coronavirus qui est en cause. «Cette augmentation a lieu dans toutes les tranches d’âge en Flandre, sauf chez les enfants de 5 à 14 ans. Cette augmentation est liée à un nombre croissant de cas de Covid-19 dans notre pays», précise Sciensano. Le nombre de cas testés positifs à la grippe est bel et bien en baisse, et la fin de l’épidémie est en vue.

Cela n’a pas de lien directe avec l’épidémie de coronavirus. C’est tout de même une bonne nouvelle, puisque le risque de contracter les deux maladies à la fois sera désormais fortement réduit. C’est également une bonne nouvelle pour les médecins, qui n’auront plus à traiter ce problème pendant quelques mois

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Date de dernière mise à jour : 21/10/2020