Le site de Jacques Chevalier

Pas d'accord avec l'Edito de La Meuse

sur base de l'édito de la Meuse du 30 juillet 2022

UNE

30/07/2022

Édito 

Enfin une gestion remarquable du Covid 

Rédacteur

en chef-adjoint

2.000 personnes présentes à l’hôpital positives au coronavirus, pour 101 admises aux soins intensifs : les chiffres publiés ce vendredi par Sciensano sont une véritable défaite pour tous les « paniquologues » qui réclamaient, depuis la fin juin, le retour de certaines mesures (dont le port du masque…). Il est vrai que, à cette époque-là, deux indicateurs repartaient à la hausse. Celui du nombre de contaminations par jour. Un indicateur à relativiser vu le caractère, certes plus contagieux, mais très peu virulent des derniers variants. Le second, celui du nombre des admissions à l’hôpital, devait être tenu à l’œil. Et comme, entre le 14 juin et le 15 juillet, ce chiffre est passé de 890 à 2.000, il était normal de se poser des questions. Sauf qu’un troisième critère, le plus important, celui qui mesure la pression hospitalière (les admissions en soins intensifs), lui, augmentait à peine : de 62 à 120. Rien d’inquiétant donc.

Et contrairement à la dernière vague hivernale, les autorités n’ont pas cédé à la panique. Jamais. C’est à souligner. Cette vague estivale est donc en train de s’essouffler toute seule, sans mesure contraignante et disproportionnée. Tout le contraire de l’hiver passé. Aujourd’hui, on peut légitimement se demander si la « crise » de décembre 2021 était justifiée. Imposer le télétravail ou le masque dans les réunions, en lieu clos, c’était évident. Mais celle où on a fermé le secteur culturel, celle où on a de nouveau imposé le masque pour aller aux toilettes au restaurant, ou pour se rendre sur un marché de Noël. Celle aussi qui a décrété le huis clos dans les stades de foot. Oui, c’était disproportionné. Alors qu’à l’extérieur, les contaminations sont rares… Nos autorités ont donc remarquablement gardé leur sang-froid cet été. Gardons cet état d’esprit l’automne prochain, si les variants ne mutent pas.

Donc tout semble aller bien et même mieux que à quoi on se doutait début juillet puisque les chiffres n'augmentent plus, en tous cas par fort au point d'y voir une inquiétude, le virus en action pour le moment semblerait même très peu virulent.

L'éditorialiste appuie son argumentaire sur un fléchissement des cas en soins intensifs, moins de cas donc virus en retraite. Son anavlyse des chiffres de Sciensano est cependant incorrecte par omission d'un élément qui, lui, est en hausse constante : celui de la mortalité et là on ne rigole pas. Depuis le 1 juillet 2022 (jusqu'au 28) 301 personnes sont décédées, et le nombre va croissant chaque jour, nous en sommes à 10.75 morts par jour.

Pour ceux qui aiment les comparaisons remarquons que du 1 au 18 juillet 2021 (il y a un  an) on a compté 55 décès dus à la Covid, qu'est-ce qui peut expliquer cette énorme différence en un an. On me dira que la canicule a fait ses effets chez les malades Covid nottament chez les très âgés : 144 décès dans les plus de 85 ans (contre 19 l'an passé), 90 décès chez les 75 à 84 ans contre7 l'an passé, 42 dans les 65 à 74 contre 9, 22 dans les 45 à 64 ans contre 20 et... surprise : 3 décès dans les 25 à 44 ans contre aucun l'an passé. Début août on verra sans doute encore des chiffres appelant la réflexion et des éditos tout autant.

Date de dernière mise à jour : 30/07/2022

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