Depuis qu'il a Internet, début des années 2000, votre serviteur a écrit plein de choses dont des centaines de poésies qu'il a placées sur ses "skynetblogs", les références à ceux-ci sont indiquées sur la page de façade de mon site MAIS il se fait que Skynet va détruire tous les skynetblogs fin juin 2018 et la sauvegarde qu'ils proposent est payante avec un résultat assez minable.
Je ne prétends pas que mes poêmes soient des chefs-d'oeuvre, loin de là mais je voulais quand même en sauver quelques-uns et je vous propose ci-dessous quelques textes "sauvés des eaux". Il est possible que je récupère aussi quelques autres textes d'autres blogs que j'ai animé.. A suivre.
Donc en dessous de cette présentation vous trouverez une petite sélection de mes poêmes. Vous auriez pu en trouver beaucoup plus extraits de mes deux blogs Skynet condamnés à la disparition totale le 29 juin 2018 par cet opérateur. Je pensais bénéficier du mois de juin pour en sauver d'autres et non, Skynet m'a ôté tous mes skynetblogs le 1 juin. Je suis très déçu, il faudra vous contenter de ce qu'il y a ici.
Une amie me demandait si elle pouvait utiliser mes textes, c'est OUI bien évidemment, avec moi pas de droits d'auteur ni de chichis !
Je commence fort avec ce texte en presque vécu fort romancé écrit le 10 juin 2003
69 en 63
Nous avions peur de faire du bruit
Qu'ils nous entendent nous chipoter
Surtout d'elle et moins de lui
Qu'ils surprennent notre clandestinité
Et nous cachés dans le vieux cabinet
Lovés entre seaux et vieux balais
Nous nous faisions un petit nid
Dans des lambeaux de draps de lit
Nous jouïons au docteur et tour à tour
Nous changions les rôles pour qu'enfin
Etre le malade était mon et puis ton tour
On ne soigne bien les êtres humains
Que quand ceux-ci sont déshabillés
C'est plus facile à ausculter.
Toi tu avais deux ans de plus que moi,
Tu lisais beaucoup de revues pour dames
Volées à Tante au fonds du bois
Quand je guettais sifflant l'alarme
Là tu trouvais l'inspiration pour nos jeux
Des idées pour rire beaucoup mieux
Alors de tes mains tu astiquais ma queue
Agréable à la fin mais début douloureux
Tu voulais qu'entre tes cuisses je lèche
Ce petit bouton entouré de petits poils revèches
Tu mettais en bouche mon robinet
Cela faut le dire j'aimais
Surtout quand d'un coup il giclait
Et que tout mon jet tu avalais
Moi alors j'étais tout fatigué
Et de ton petit bouton désintéressé
Et toi tu te mettais à pleurer
Secouée par de gros hoquets
Soudain tu te redressais
Et dans la cuvette toute sale
A cracher tu te mettais
Une salive couleur blanc pâle
Et ce qui devait arriver arriva
En l'occurence c'était bon-papa
D'un coup d'oeil il nous pétrifia
Puis ce fut le grand fracas
Cousin-cousine éloignés
Plus jamais se rencontrer
J'avais dix ans, toi douze
Notre jeunesse était si douce
Mais nos jeux ne plaisaient pas
Pas d'ordinateur en ce temps là
C'était comme travaux manuels
fille-garçon sans manuel
Nous mettions en pratique
Des leçons d'amour physique
A cet âge-là les jeux du sexe
Etaient de suite mis à l'index
Aujourd'hui il suffit de cliquer
Pour que plus rien ne soit caché.
Rassurez-vous tous mes poêmes ne sont pas du même tonneau, la preuve... écrit le même jour :
Petite musique de nuit.
J'habite tout près d'une grande usine
Toute la nuit on y turbine
Quand arrive la coulée, çà pète
Comme si c'était un bombardement
Au début quand j'ai loué l'appartement
Je me suis retrouvé tout bête
J'pensais que c'était une collision
Dans la rue entre deux camions
Cela va faire bientôt dix ans
Que cette musique de nuit j'entends
Elle m'aide à m'endormir et me rassure
Comme tôt matin la benne aux ordures
Me fait me lever plus tôt chaque jeudi
Comme çà je sais aller à la librairie
Pour rapporter mon petit Lotto
Qui ne rapporte jamais bien gros
L'autre jour ils ont fait grève
Silence total pas moyen de dormir
La benne, elle, est passée sans trève
Et moi de soudain m'endormir
J'ai perdu le salaire de ma journée
Et le syndicat ne m'a pas remboursé.