EUTHANASIE

En France, le débat continue !

Débat sur la fin de vie : l’impérieuse nécessité de la collégialité.

 

20 mars 2026 (Journal International de Médecine)

L’Assemblée nationale a adopté fin février en seconde lecture la proposition de loi sur l’aide à mourir. Le texte doit désormais être nouveau examiné par le Sénat, puis par une commission mixte paritaire, puis à nouveau par chaque chambre du Parlement et enfin par le Conseil Constitutionnel. Ces différentes étapes seront probablement autant d’occasion de revenir sur les différentes conditions d’application de cette loi. Un point important notamment concerne la collégialité sur lequel le Dr François Larue ancien chef de service de soins palliatifs au Centre Hospitalier de Bligny (Essonne) souhaitait revenir. 

Par le Dr François Larue 

Le débat parlementaire sur la fin de vie se poursuit. Si le volet « soins palliatifs » est consensuel, celui sur l’aide à mourir a été rejeté par le Sénat puis voté en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale avec une majorité plus courte que lors du premier examen.

La complexité des situations en fin de vie a été plusieurs fois évoquée en ces pages et je n’y reviens pas. Un point mérite d’être examiné : la collégialité. Comment les choses se passent-elles à ce jour ? Comment pourraient-elles évoluer ? 

La loi actuelle dite Claeys-Léonetti autorise dans certains cas et dans un cadre strict une sédation profonde et continue jusqu’au décès. Certains prétendent que la distinction avec une aide à mourir est une hypocrisie. Pourtant elle est bien réelle et s’appuie sur deux principes : l’intention et la possibilité d’un double effet. L’intention n’est pas de réduire la durée de vie mais de retirer conscience et souffrance à un patient parvenu au terme d’une maladie incurable, dont le pronostic vital est engagé à court terme et présentant une souffrance réfractaire aux traitements. Il est possible que la durée de vie s’en trouve raccourcie mais ce n’est pas l’intention. C’est ce qu’on appelle le double effet. L’aide à mourir quant à elle interrompt intentionnellement la vie. 

La réalité est qu’on se trouve dans une zone grise. Comprendre les différences est complexe, subtil. Même certains soignants s’y perdent. Il est peu probable que la population générale ait les idées aussi claires qu’on veut nous le faire croire.

Cette sédation demandée par le patient est proposée à l’issue d’une réunion collégiale qui vérifie si les conditions sont réunies (le décret du 3 août 2016 en fixe les règles). Elle associe l’équipe quand elle existe, le médecin en charge des soins associé à au moins un collègue sans lien hiérarchique avec le premier. En soins palliatifs, l’équipe est toujours présente. Dans mon expérience, ces réunions associent systématiquement les soignants concernés (souvent nombreux) ; les médecins, au nombre minimal de deux, sont souvent au moins trois. La collégialité est bien réelle. 

Dans le projet de loi autorisant une aide active à mourir le principe de la collégialité demeure. Peut-être un nouveau décret en fixera-t-il les contours. Mais en imaginant qu’on en reste aux règles actuelles, quel pourrait en être le déroulement ? En majorité, on peut penser que les professionnels agiront avec rigueur et empathie, favorisant les discussions contradictoires dans l’intérêt du patient, respectant son souhait. Mais il peut arriver que le médecin qui reçoit la demande soit convaincu à l’avance qu’elle est fondée, qu’il soit peu désireux de s’entourer d’avis extérieurs. L’équipe, si elle existe, pourrait être sollicitée. Ou pas. Quant au recours à l’avis d’un second médecin, le premier pourrait faire appel à un collègue plutôt militant dont l’accord ne ferait guère de doute. Où serait alors la confrontation, la contradiction ? Où seraient les « garde-fous » réclamés haut et fort par les ordres professionnels ? 

Ainsi, un même texte pourrait être appliqué de deux façons tout à fait opposées. 

La complexité est le terreau du questionnement éthique. Elle ne peut trouver de réponse qu’en associant, confrontant les opinions. Dans son avis de septembre 2022, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) déclarait : « si le législateur souhaite s’emparer de ce sujet, le CCNE considère qu’il existe une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir, à certaines conditions strictes, avec lesquelles il apparaît inacceptable de transiger ». 

On risque d’être bien loin, me semble-t-il, des conditions réclamées par le CCNE. 

Le Dr François Larue est ancien chef de service de soins palliatifs au Centre Hospitalier de Bligny (Essonne)

 

Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du JIM ou du Medscape Professional Network.

Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du JIM ou du Medscape Professional Network.

Les Ecossais rejettent l'euthanasie et les Anglais tergiversent

Royaume-Uni : la légalisation du suicide assisté prise au piège de la procédure parlementaire

Quentin Haroche

19 mars 2026

Le Parlement écossais vient de rejeter une loi légalisant le suicide assisté, tandis qu’une proposition similaire est engluée au Parlement britannique.

En France, cela fait deux ans que le Parlement débat sur la possibilité de légaliser le suicide assisté pour les personnes en fin de vie. Après que l’Assemblée nationale a voté le texte en deuxième lecture le 25 février dernier, il faut encore, pour qu’elle soit promulguée, que la proposition de loi soit à nouveau examinée par le Sénat, puis par une commission mixte paritaire, puis à nouveau par chaque chambre du Parlement et enfin par le Conseil Constitutionnel.

Vous trouvez cela compliqué ? Alors vous n’êtes pas prêts à plonger dans la procédure législative britannique. De l’autre côté de la Manche, des parlementaires qui tentent également depuis deux ans de faire légaliser le suicide assisté pour les patients en fin de vie se heurtent sans fin à des obstacles techniques et juridiques et semblent encore loin d’être arrivés au bout de leur peine.

L’Ecosse dit non au suicide assisté

Première complication de taille : le Royaume-Uni est un pays décentralisé, qui compte quatre nations (Angleterre, Pays de Galles, Ecosse, Irlande du Nord) et autant de parlements. Si la question de la légalisation du suicide assisté ne se pose même pas dans la très conservatrice Irlande du Nord, elle vient de faire l’objet de deux ans de débats passionnés en Ecosse. Déposée en octobre 2024, la « Assisted Dying for Terminally Ill Adults Bill » proposait d’autoriser le suicide assisté pour les citoyens écossais de plus de 16 ans souffrant d’une maladie leur laissant moins de six mois d’espérance de vie et capables d’exprimer leur consentement, sur avis conforme de deux médecins (des critères assez proches de ceux inscrits dans la proposition de loi actuellement débattue en France).

Ce mardi, le Parlement écossais a rejeté le texte par 69 voix contre et 57 pour, après des débats extrêmement émouvants. Les députés des deux camps n’ont en effet pas hésité à mettre en avant leurs histoires personnelles pour emporter l’adhésion. Une députée en chaise roulante s’est ainsi inquiétée que la loi puisse rendre « plus facile de mourir que de vivre » tandis qu’une autre parlementaire qui avait récemment survécu à un cancer a dit craindre que « le suicide assisté soit un jour présenté comme un traitement comme un autre ». A l’inverse, une députée a évoqué avec émotion la « belle mort » de son père, qui a bénéficié d’un suicide assisté au Canada et un parlementaire a dit vouloir que sa femme atteinte de sclérose en plaques puisse avoir le choix de mettre fin à ses souffrances « quand le pire arrivera ». 

A l’origine de la proposition de loi, le député écossais Liam McCarthur s’est dit « dévasté » par le vote de ses collègues et a affirmé qu'il renonçait à déposer de nouveau une proposition de loi similaire. Il espère en revanche que le suicide assisté soit l’un des thèmes centraux de la campagne pour les prochaines élections législatives locales, qui auront lieu en mai. 

Opposés au suicide assisté, les Lords jouent l’obstruction

Plus au sud à Londres, le Parlement de Westminster examine également depuis 18 mois une proposition de loi similaire (« Terminally Ill Adults End of Life Bill ») qui prévoit d’autoriser le suicide assisté pour les patients adultes en fin de vie, mais uniquement en Angleterre et au Pays de Galles. Le texte a été adopté en première lecture par la Chambre des communes, la chambre basse du Parlement britannique, le 20 juin dernier, par 314 voix pour et 291 voix contre. La proposition est désormais examinée par la Chambre des Lords, la chambre haute. 

Problème : majoritairement opposés à la légalisation du suicide assisté, les Lords ont décidé de faire de l’obstruction parlementaire en multipliant les amendements. Neuf mois après le vote des Communes, les Lords ne se sont ainsi toujours pas exprimés sur le texte. Les partisans du suicide assisté craignent que cette obstruction ne retarde de plusieurs années l’adoption de la loi. Certains demandent donc au gouvernement de faire usage d’une ancienne loi de 1911 qui permet de contourner la Chambre des Lords. Mais cette procédure n’a été utilisée que sept fois en plus d’un siècle et il est très peu probable qu’elle soit employée sur un sujet aussi épineux. S’il s’était par le passé exprimé en faveur du suicide assisté, le Premier Ministre travailliste Keir Starmer a affiché une position de neutralité depuis le début des débats parlementaires.

En dehors des bancs des parlements, les partisans du suicide assisté aiment à rappeler que l’opinion publique britannique est largement de leur côté. Selon des sondages réalisés en 2024, 79 % des Britanniques (et 78 % des Ecossais) soutiennent la légalisation du suicide assisté. Mais les opposants relèvent pour leur part que les sondages indiquent également que 69 % des Ecossais estiment qu’il faut d’abord renforcer l’offre de soins palliatifs avant de légaliser le suicide assisté. « On ne peut pas parler de libre choix si vous n’avez pas accès à des soins palliatifs de qualité » affirme la députée écossaise Ruth Maguire. 

Ajoutez à ce tableau très complexe que les îles de Man et de Jersey, deux dépendances de la couronne britannique, ont légalisé le suicide assisté, respectivement en 2025 et le mois dernier et vous obtenez un imbroglio qui ferait passer notre procédure législative pour un jeu d’enfant.

 

Journal International de Médecine du 6 mars 2026

Euthanasie : vous avez dit consensus ?

Aurélie Haroche

06 mars 2026

L’Assemblée nationale a adopté la semaine dernière en seconde lecture la proposition de loi sur l’aide à mourir, à l’issue de débats dont les hésitations et revirements, notamment sur la création de délits d’entrave et d’incitation ont révélé qu’au-delà du consensus apparent, le sujet est bien plus complexe et discuté. 

Fissure politique

Politiquement, d’ailleurs, le consensus ne cesse de se fissurer. Le rejet par le Sénat de la loi sur la fin de vie en janvier avait déjà été un signal marquant. Les résultats du scrutin la semaine dernière au Palais Bourbon comportent également des indices importants de divergence. Ainsi, comme le rappelait dans son éditorial sur CNews la journaliste Charlotte d’Ornellas, vingt-sept députés de plus ont voté contre le texte par rapport à juin dernier. Plus encore, quand 80 % des députés se prononçaient en 2021 en faveur du droit à l’aide à mourir, ils ne sont aujourd’hui plus que 53 %. Un constat que partage Dominique Reynié, directeur du think tank du Fondapol, d’inspiration libérale. « Notons que, si l’on calcule le résultat sur l’ensemble des députés inscrits, c’est-à-dire 577, ce qui permet de prendre en compte les 16 députés absents le jour du vote, la proposition de loi « fin de vie » a été adoptée en première lecture par 52,8 % des députés. On voit le contraste saisissant entre l’étroitesse de ce résultat et l’extrême gravité de l’enjeu », remarque-t-il. Pour Charlotte d’Ornellas, l’aveu de ce difficile consensus se lit dans la neutralisation des termes, avec la mise à l’écart notamment des mots « euthanasie » ou « suicide assisté ». « On invisibilise la réalité pour qu’elle reste consensuelle » assène-t-elle. 

Majorité sans appel et au-delà des clivages politiques 

Mais on le sait, la classe politique n’est pas toujours un parfait reflet de l’opinion publique. Au sein de cette dernière, l’adhésion apparaît bien plus large. Sondage après sondage, les Français disent majoritairement leur accord quant à une loi permettant aux personnes le souhaitant de pouvoir être euthanasiées. Dernière en date, une enquête de l’IFOP signalait une adhésion à 87 % des Français au principe de la légalisation de l’euthanasie et à 84 % à la proposition de loi dans sa version actuelle, c’est-à-dire si les critères d’affection grave et incurable, phase avancée, souffrance insupportable et demande explicite sont respectés. C’est au nom de cette large majorité, sans cesse répétée, qui dépasse clairement les clivages politiques (alors que dans l’hémicycle ces derniers restent relativement bien marqués) que de nombreuses associations déplorent le retard de la France.

Des convictions ou le doute éclairé 

Est-ce à dire que les Français ne partagent pas du tout les hésitations qui ont vu les députés revenir à plusieurs reprises sur certaines dispositions phares ? Est-ce à dire que certains ne nourrissent pas la crainte que les plus fragiles, les plus pauvres ne soient conduits à voir dans l’euthanasie une forme de solution ? Pas si sûr. Depuis toujours, les analyses parallèles soulignent que si l’idée de permettre l’euthanasie des personnes en fin vie, connaissant des souffrances intolérables et la souhaitant, fait quasiment l’unanimité, la volonté de voir protéger la vie et le rappel de la nécessité de solides garde-fous sont également largement ancrés. 

Dès 2011, le Dr Véronique Fournier qui était alors directrice du centre d’éthique clinique (CEC) de l’hôpital Cochin avait révélé à travers une enquête auprès de 167 personnes âgées de plus de 75 ans que ces derniers étaient bien plus attentifs à la qualité de leur fin de vie qu’à la possibilité de demander l’euthanasie. « La préoccupation la plus forte de tous ceux que nous avons rencontrés concerne le sens de la vie qui reste et non le sens de la mort », analysait le Dr Fournier (qui aujourd’hui cependant se déclare largement favorable à l’adoption d’une loi en France). 

D’autres expériences montrent également comment au-delà de l’adhésion de principe, les enjeux réels (quid de l’accès aux soins palliatifs, de la souffrance psychique, de l’intervention des psychiatres ?) sont toujours appréhendés avec plus de nuances et de doutes. Dans Sud-Ouest, le Dr Bernard Paternostre, médecin dans le service de soins palliatifs du CHU de Bordeaux évoque comment la position de ses étudiants peut être bouleversée par une meilleure connaissance de certaines questions. Il indique commencer chaque session avec ses nouveaux étudiants par un sondage : « Voilà la question posée : ‘‘Si vous êtes atteints d’une maladie incurable, que vos souffrances ne peuvent être soulagées, êtes-vous pour ou contre l’aide à mourir ?’’ » détaille-t-il. La réponse est sans appel : 95 % se déclarent favorables. Cependant, « à la fin du cours, après un échange durant lequel j’explique les pratiques palliatives et sédatives partielles, transitoires, profondes, je sonde à nouveau les étudiants : ‘‘Si vous aviez une maladie non guérissable, seriez-vous d’accord pour des soins palliatifs, un accompagnement de vos proches, une sédation transitoire, une sédation profonde maintenue jusqu’au décès, ou un acte d’euthanasie ?’’ Les réponses divergent, se modulent, se complexifient. Moins de 50 % souhaitent alors l’euthanasie », affirme-t-il. 

L’euthanasie, oui mais pas sans une solide appréciation médicale et psychiatrique 

Cette ambivalence se retrouve également dans les résultats de l’enquête menée par Opinion Way récemment et largement commentée par la Fondapol. Cette étude a consisté à aller au-delà du symbolique « pour ou contre » l’euthanasie et le suicide assisté, afin de recueillir le sentiment des Français sur de nombreux sujets annexes. On découvre ainsi que 50 % des Français considèrent qu’il faut d’abord proposer des soins palliatifs sur tout le territoire avant d’envisager l’introduction d’un droit à l’aide à mourir (vs 48 % qui sont contre). Il apparaît également que face à un proche gravement malade, 52 % des Français souhaiteraient qu’il bénéficie des soins palliatifs (52 %) plutôt que d’une euthanasie (vs 38 %). Ces résultats n’invalident nullement l’adhésion majoritaire au droit à mourir que retrouvent de nombreux sondages, le désir largement partagé que sorte de l’illégalité les pratiques d’euthanasie, mais ils mettent néanmoins en lumière un décalage entre une position de principe et la persistance de confusions et de limites personnelles. Plus remarquables encore sont les résultats aux interrogations concernant les « garde fous » qui suggèrent une véritable volonté de protection. Ainsi, « les trois quarts (73 %) des personnes interrogées souhaitent que la proposition de loi rende obligatoire l’avis d’un psychiatre en cas de doute sur les capacités de discernement de la personne qui demande l’euthanasie ou le suicide assisté » relève la Fondapol. De la même manière, alors qu’en l’état actuel du texte, le second médecin qui doit être consulté dans le processus n’a pas l’obligation d’examiner le patient, « la majorité (57 %) des personnes interrogées jugent cette disposition inadaptée (contre, 33 % ; et 10 % de « sans réponse ») ». 

Pourquoi ces fêlures ne sont-elles pas plus souvent exposées ? Pourquoi le consensus semble-t-il univoque dans les commentaires des médias ? Sans doute en raison des « implicites » qui sous-tendent ce qui est présenté comme une « évidence », rappelés sur le site Atlantico par Benoît Desavoye, responsable du plaidoyer à la Fondation Jérôme Lejeune. « L'argument central des partisans de l'euthanasie tient en quelques mots : liberté, dignité, compassion. Qui pourrait s'y opposer ? (…) La liberté suppose des conditions qui la rendent possible. Dans un contexte de pénurie de soins palliatifs, de solitude croissante des personnes âgées, d'économies budgétaires sur la dépendance, parler de « libre choix » relève de l'euphémisme (…). Qui définit ce qu'est une vie digne ? Le discours dominant suggère que certaines existences, diminuées, dépendantes, souffrantes, seraient indignes d'être vécues. Mais cette conception de la dignité conditionnelle est précisément ce que contestent les personnes handicapées, les professionnels des soins palliatifs, et tous ceux qui accompagnent la vulnérabilité au quotidien. La dignité n'est pas une qualité que l'on perd avec l'autonomie. La compassion. Répondre à la souffrance par la mort, est-ce de la compassion ou un aveu d'échec ? » interroge-t-il avant de conclure : « les mots qui justifient l'euthanasie ne résistent pas à l'examen. Ils fonctionnent comme des slogans, pas comme des arguments ». 

Un consensus qui fait l’économie des considérations économiques 

Si les convictions et positions de la Fondation Jérôme Lejeune sur d’autres sujets (comme l’avortement) conduiront beaucoup à refuser d’entendre le discours de Benoît Desavoye, au-delà de lui d’autres semblent également partager l’idée que le consensus apparent est servi par différents non-dits. Ces derniers notamment constituent un point de rupture pour certaines personnes proches de la gauche. Traditionnellement et en tout cas dans l’hémicycle, cette dernière est considérée comme plus favorable à l’euthanasie. Mais des dissensions se sont exprimées, comme dans les colonnes de l’Humanité où une tribune publiée par le collectif Jusqu’au Bout Solidaire et signée par quelques soignants estimait que la « gauche devait s’opposer à une loi validiste et antisociale ». Dans ces argumentations, est remise en cause l’idée habituellement communément admise et donc pas toujours forcément étayée que l’euthanasie serait forcément progressiste. L’exclusion potentielle des personnes handicapées ou des plus pauvres est par exemple redoutée. On retrouve cette crainte dans le sondage d’Opinion Way :  « la majorité des 18-24 ans (55 %) redoutent une extension de l’euthanasie et du suicide assisté aux personnes les plus pauvres, de même que 60 % des proches de La France Insoumise » décrit la Fondapol. Cette trop rare prise en considération des implicites économiques a également été au cœur de la réaction du Dr Jérôme Marty (président de l’Union française pour une médecine libérale) sur X. « Parce qu’en France les politiques de santé sont entièrement priorisées vers l’économie, il va s’ouvrir un risque immense : la capitalisation sur la mort de l’autre… (…) La santé ici, n’est regardée par les responsables politiques aux affaires que sous l’angle économique. Alors je le dis ici, cette pensée salace qui vise à comptabiliser et projeter les économies engendrées par le départ favorisé des uns ou des autres, cachée, sera en fait l’éléphant dans la pièce. Je suis médecin, je m’occupe de patients en soins palliatifs, je sais le manque de moyen, je sais qu’il faudrait 10 milliards pour une offre égalitaire et de qualité sur tout le territoire (…). On usera de la loi sur « l’aide à mourir » et on proposera cela sous « bonne conscience » loin des cas particuliers pour lesquels à l’évidence il faut légiférer, et cela me glace. (…) Je suis médecin, je sais la souffrance de patients atteints de pathologies dont ils connaissent la dégradation et l’issue inévitable, je sais la nécessité de légiférer, mais je sais aussi qu’il ne peut y avoir de loi pour remplacer l’incapacité à faire et je sais l’urgence à financer et développer soins et équipes de soins palliatifs afin de donner à toutes et tous, partout, des soins de qualité, un accompagnement digne et humain, et une médecine qui arrive à ré-éclairer la pénombre. Parce qu’effacer la douleur physique et psychique, donner du temps humain est au centre du soin et ce temps et ces moyens sont aujourd’hui et seront demain encore, volés aux malades. Oui cela me glace de voir certains pousser une loi sous couvert d’humanité et de France en retard et déjà compter les économies engendrées par l’institutionnalisation du départ » déplore-t-il. 

On le voit dans le discours de Jérôme Marty, l’importance de légiférer n’est nullement niée et ce rappel fait écho au fameux accord majoritaire qui se dégage non seulement des sondages mais aussi des multiples témoignages relayés par les médias. Mais il apparaît également qu’à force de mettre en avant cet unanimisme sans en interroger les limites, les défiances, les interrogations, on pourrait construire les conditions de dérives, que l’on peut constater dans certains pays et qui dans une société traversée de si nombreuses fêlures ne pourraient que davantage fragiliser le fameux désir de consensus. 

 

Un article de PLUS Magazine du 6 mars 2026

Témoignage: “Sans l’euthanasie, j’aurais été obligée de le placer dans un mouroir

PlusMagazine.be

En cas de démence, lorsque la capacité de décider disparaît, le droit à l’euthanasie devient pratiquement inaccessible. Une lectrice en a fait l’expérience: elle a dû mener un combat difficile pour faire respecter les volontés de son mari. Elle témoigne.

Mon mari bien-aimé était atteint de dégénérescence fronto-temporale, avec un parkinson induit. 20 années de complicité puis 2 ans de descente en enfer. Il voyageait beaucoup dans sa tête, se déplaçait de plus en plus difficilement, et avait besoin de soins quotidiens. Par bonheur, il me reconnaissait encore.

Lire aussi | Démence, AVC: faut-il étendre l’accès à l’euthanasie quand le patient ne peut plus décider?

Une demande anticipée pas valable

Nous avions – tous les deux – fait le nécessaire auprès des autorités pour compléter la demande anticipée d’euthanasie, il y a de nombreuses années. Hélas, ce document n’est qu’un chiffon de papier dans notre cas. Il ne s’applique qu’à des personnes atteintes d’une maladie « physique » en phase terminale et n’ayant plus la capacité d’en faire la demande. Pour mon époux, ce n’était pas valable, il devait être en état de confirmer son choix.

La loi nous a volé du temps où nous aurions encore pu être ensemble.

Heureusement, il avait encore quelques moments de lucidité où s’exprimait tout son amour pour moi et son anxiété devant la charge qu’il représentait jour et nuit. Dans l’un de ces moments, il m’a rappelé la démarche faite et qu’il comptait sur moi pour respecter sa volonté. J’ai bien dû lui expliquer l’inutilité de la démarche. Il a demandé à voir son neuropsychiatre pour trouver une solution respectueuse de sa volonté. Celui-ci nous a aiguillé vers un service hospitalier. Nous avons pris rendez-vous et il a puisé dans ses dernières réserves pour confirmer son choix à l’équipe médicale.

Quand le médecin lui a demandé s’il avait bien saisi la démarche, il a été affirmatif et quand il lui a demandé quand il désirait que cela ait lieu, il a répondu ‘tout de suite’ ! C’était surréaliste.(…)

Adapter la législation sur l’euthanasie

Heureusement qu’il a eu une fenêtre de lucidité parce que, si au dernier moment, il avait dit qu’il ne savait pas ce que c’était ou qu’il ne voulait pas, l’euthanasie n’aurait pas pu avoir lieu et j’aurais été dans l’obligation de prendre la décision de le placer dans un mouroir. Tout au cours du processus, il est toujours resté présent et d’une détermination qui mérite toute mon admiration. Il était serein, sachant que c’était la bonne décision. Il a donné sa vie pour que je puisse en retrouver une.

Mais pourquoi ce récit qui ne concerne que nous? Parce que je pense que le législateur ne prend pas mesure des épreuves que nous avons subies. L’euthanasie a été anticipée pour pouvoir être réalisée ! La loi nous a volé du temps où nous aurions encore pu être ensemble. La législation pourrait être facilement adaptée: lorsque la personne, devenue démente, a clairement émis sa volonté lorsqu’elle était en pleine possession de ses facultés intellectuelles, la famille et le corps médical, en total accord, devraient avoir la possibilité de décider du moment adéquat.

 

çà discute ferme en France ! Un article du JIM :

Légalisation de l’aide à mourir : les Ordres demandent des garde-fous

Quentin Haroche | 16 Février 2026

Sans s’opposer frontalement à la légalisation de l’aide à mourir, les Ordres des médecins et des infirmiers demandent davantage de garanties pour les soignants et un renforcement des soins palliatifs.

Sur la question de la légalisation, probable et prochaine, du suicide assisté et de l’euthanasie, il semble qu’une fracture se dessine entre le corps médical et le reste de la population. D’un côté, les Français semblent largement en accord avec cette réforme, comme l’a montré un récent sondage indiquant que 87 % d’entre eux seraient favorables à la légalisation de l’aide à mourir. De l’autre, un grand nombre de soignants exprime publiquement leurs réticences face à ce changement sociétal majeur, voire parfois leur franche opposition.

Alors que la proposition de loi sur la fin de vie doit de nouveau être examinée par l’Assemblée nationale en séance publique à partir de ce lundi, les Ordres nationaux des médecins et des infirmiers ont ainsi décidé de faire part de leurs inquiétudes. Dans un communiqué commun publié ce jeudi, ils disent « unir leurs voix pour rappeler les garanties et repères essentiels qui doivent structurer les débats parlementaires en cours sur les propositions de loi relatives à la fin de vie ».

Les soins palliatifs doivent rester la priorité pour les Ordres

En premier lieu, médecins et infirmiers affirment que « la priorité absolue doit être la mise en œuvre d’une véritable politique nationale de soins palliatifs » et non la légalisation de l’aide à mourir. Rappelons qu’en parallèle du texte légalisant le suicide assisté et l’euthanasie, le Parlement examine également une proposition de loi sur les soins palliatifs. 

Alors que ce texte faisait jusque-là l’objet d’un consensus chez les parlementaires, les députés ont supprimé en commission des affaires sociales son article 10 qui prévoyait de créer des maisons d’accompagnement, structures intermédiaires entre le maintien à domicile et l’hospitalisation en soins palliatifs. Tout comme la Société française de soins palliatifs (SFAP) avant eux, les deux Ordres déplorent cette décision. Ils demandent « le déploiement d’équipes de soins palliatifs dans tous les départements, ainsi que la création et la montée en charge de maisons d’accompagnement et de soins palliatifs, adaptés aux besoins des patients et de leurs proches ».

Les deux Ordres poursuivent en rappelant leur attachement à l’article 38 du code de déontologie médicale, qui dispose que « le médecin doit accompagner le mourant jusqu'à ses derniers moments, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d'une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage ; il n'a pas le droit de provoquer délibérément la mort ».

Mais en dépit de ce refus qu’un soignant puisse tuer son patient, le CNOM et l’ONI ne s’opposent pas frontalement à la possibilité que l’aide à mourir soit légalisée. Ils demandent cependant que des garanties soient mises en place pour « sécuriser les exercices médical et infirmier, au service des patients ».

Les deux Ordres demandent la suppression du délit d’entrave

En premier lieu, médecins et infirmiers demandent que la future loi prévoie « une clause de conscience explicite et spécifique au médecin et à l'infirmier amenés à être sollicités pour participer à une procédure d'aide à mourir ». « Chacun devrait pouvoir la faire valoir à toute étape de la procédure, quels que soient ses modes ou lieux d'exercice » ajoute le communiqué. En l’état actuel de la procédure parlementaire il faut préciser que le texte examiné cette semaine par l’Assemblée nationale prévoit déjà une clause de conscience pour les soignants qui refuseraient d’hâter la mort d’un patient.

Pour les soignants qui accepteraient de participer à une procédure d’aide à mourir, les Ordres souhaitent qu’ils puissent « bénéficier d’un dispositif de protection juridictionnelle spécifique, réservant la saisine des juridictions ordinales à des autorités limitativement énumérées ». Rappelons que la proposition de loi du député Olivier Falorni stipule tout d’abord que les soignants qui participeront à une procédure d’aide à mourir ne pourront pas faire l’objet de poursuites pénales (à condition d’avoir bien respecté la procédure !) et ensuite que seule une commission d’évaluation spécifique pourra saisir l’Ordre compétent en cas de manquement d’un professionnel de santé.

Enfin, les deux Ordres se disent opposés à l’une des dispositions les plus controversées du texte, à savoir la création d’un délit d’entrave, qui punirait de deux ans d’emprisonnement ceux qui empêcheraient ou tenteraient de dissuader une personne d’avoir recours au suicide assisté ou à l’euthanasie. « Le délit d’entrave, qui ne saurait s’appliquer ni aux médecins qui seraient amenés à déclarer un patient inéligible à l’aide à mourir, ni aux professionnels qui feraient valoir leur clause de conscience, devrait être supprimé » plaident le CNOM et l’ONI. En commission des affaires sociales, les députés se sont montrés inflexibles sur ce point, s’opposant même à ce que des exceptions au délit d’entrave soient prévues pour les psychiatres ou les représentants du culte.

« Les Conseils nationaux de l’Ordre des médecins et de l’Ordre des infirmiers suivront avec la plus grande attention les discussions lors de l’examen des textes relatifs à la fin de vie, et feront parvenir aux parlementaires les propositions propres à servir les principes qu’ensemble nous défendons pour s’assurer du respect des exigences éthiques et de la sécurité des exercices médical et infirmier au service des patients » conclut le communiqué. 

La parole reste donc aux parlementaires et, le cas échéant, au Conseil constitutionnel s’il est saisi. 

Dans le Journal International de la Médecine du 10 février 2026

Les Français seraient favorables à la légalisation de l’aide active à mourir

Quentin Haroche | 10 Février 2026

 

Selon un sondage Ifop publié ce lundi, 87 % des Français souhaitent la légalisation de l’aide active à mourir. 

La proposition de loi légalisant l’aide à mourir continue son très long parcours parlementaire. Après que le Sénat a voté contre le texte le 28 janvier dernier, la proposition du député Olivier Falorni est retournée devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, qui a pris comme point de départ le texte voté par les députés le 27 mai dernier

Les élus ont de nouveau adopté ce texte en commission jeudi dernier, qui permet à une personne majeure « atteinte d’une affection grave et incurable, qui engage le pronostic vital, en phase avancée » et qui « présente une souffrance physique ou psychologique constante liée à cette affection, qui est soit réfractaire aux traitements, soit insupportable » d’être « autorisée à recourir à une substance létale afin qu’elle se l’administre ou, lorsqu’elle n’est physiquement pas en mesure de le faire, qu’elle se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier ». 

Lors des débats en commission, plusieurs députés de droite et d’extrême-droite ont de nouveau exprimé leurs inquiétudes face à un texte qu’ils jugent bien trop permissif. « Ce texte demeure fondamentalement un texte sur le suicide quelle que soit sa forme, assistée ou déléguée à une personne » s’est ainsi ému le député RN Christophe Bentz. « Il vient percuter l'édifice qui a structuré notre civilisation depuis des siècles, à savoir le respect de la vie jusqu'à la mort naturelle ».

Les parlementaires de droite et d’extrême droite à contre-courant de leurs électeurs

Mais loin de ces débats parlementaires, il semble que l’idée de légaliser le suicide assisté et l’euthanasie fasse quasiment l’unanimité au sein de la population française. Selon un sondage Ifop commandé par l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) et publié ce lundi, 87 % des Français sont favorables à la légalisation de l’aide à mourir. Ils sont également 84 % à soutenir la proposition de loi d’Olivier Falorni et 68 % à vouloir qu’elle soit adoptée et mise en œuvre avant la fin du quinquennat. Les Français se montrent également peu sensibles aux arguments généralement soulevés par les opposants à la légalisation de l’aide à mourir : seulement 20 % estiment que cette loi est potentiellement dangereuse pour les personnes handicapées et 67 % sont favorables à la création d’un délit d’entrave à l’accès au droit à mourir, l’une des dispositions pourtant les plus controversées de la proposition.

Selon ce sondage de l’Ifop, le soutien à une légalisation de l’aide à mourir est massif quel que soit le sexe (91 % chez les femmes, 82 % chez les hommes), l’âge (les seniors y sont le plus favorables), le niveau d’étude, la profession ou le niveau de vie. Alors que l’Eglise catholique s’oppose fermement à toute possibilité de suicide assisté, ce sont seulement 15 % des catholiques pratiquants qui se disent opposés à la légalisation de l’aide à mourir.

Depuis près de deux ans qu’ont débuté les débats parlementaires sur la fin de vie, ce sont surtout les parlementaires de droite et d’extrême-droite qui ont porté le combat contre la légalisation de l’aide à mourir. Il semble cependant, toujours selon ce même sondage, qu’ils soient en porte-à-faux avec leurs électeurs : 94 % des sympathisants Rassemblement National (RN) et 84 % des électeurs de Les Républicains (LR) veulent que l’aide à mourir soit légalisée. Dans une inversion totale par rapport à ce que l’on observe au Parlement, ce sont finalement les sympathisants La France Insoumise (LFI) qui se montrent les plus réticents face à cette importante réforme sociétale : 18 % sont opposés à ce que l’aide à mourir soit légalisée. 

La SFAP continue de prêcher dans le désert

Dans ce contexte de quasi-unanimité, la Société française de soins palliatifs (SFAP), opposée depuis le début des débats parlementaires à la légalisation de l’aide à mourir, tente tant bien que mal de faire entendre une voix dissidente. Sur X, l’ancienne présidente du syndicat, le Dr Claire Fourcade, s’est notamment émue que les députés, réunis en commission, aient refusé de créer un délit d’incitation à l’aide à mourir. Dans le même temps, les parlementaires ont refusé de créer des exceptions au délit d’entrave pour les psychiatres, les psychologues ou les représentants des cultes. « Tous les freins et amendements de protection sont rejetés en bloc par la commission des affaires sociales de l'assemblée nationale » regrette la cheffe de service. 

La SFAP s’inquiète aussi pour le devenir de la proposition de loi sur les soins palliatifs, le texte corolaire de celui sur l’aide à mourir. Ce lundi en commission, les députés ont en effet supprimé de cette proposition la disposition prévoyant de créer des maisons d’accompagnement et de soins palliatifs, structure intermédiaire entre le maintien à domicile et l’hospitalisation en soins palliatifs. « Les maisons d’accompagnement et de soins palliatifs doivent être réintégrées au texte, sans quoi l’intérêt même de ce texte de loi serait discutable » plaide le Dr Ségolène Perruchio, présidente de la SFAP.

Les deux propositions de loi, sur l’aide à mourir et sur les soins palliatifs, seront débattues en séance publique à partir de lundi prochain. De belles empoignades en perspective. 

Suspendu de Facebook

Si tout va "bien" Annick verra une psychiatre le 8 décembre et celle-ci donnera le feu vert à son euthanasie, elle pourrait partir quelques jours plus tard (minimum 2 selon son médecin qui procédera à l'acte) ainsi la Loi sera respectée... J'essaye de garder mon calme, c'est pas évident parce que moi je la vois souffrir en permanence et c'est de plus en plus fort au point qu'elle me réclame pour partir au moins deux séquences d'extrême douleur par jour.

J'ai écrit ce texte hier sous un autre de mes posts, la souffrance de ma femme est intolérable, elle est à bout. Dès ce jour elle aura une infirmière au quotidien pour sa toilette, y compris les WE, ce matin elles sont même deux !

D'ici le 8 décembre, au moins, c'est calvaire garanti, même avec le kiné sympa trois jours semaine en plus.

Pour ma part, outre la fatigue, j'enrage comme on dit, impression qu'on est seuls, bon c'est vrai que si elle était à l'hosto elle aurait toujours quelqu'un sur qui compter 24 h sur 24,ais elle veut rester (et mourir) à la maison, ce qui est son droit. Le 8 décembre elle ira voir une psychiatre à la Citadelle, en ambulance, et si avis positif de celle-ci l'euthanasie pour avoir lieu quelques jours après par notre médecin traitant, j'espère que tous ses proches pourront se libérer pour l'accompagner à ce début du "grand voyage" et même avant pour lui dire "au revoir" avec des sourires et pas des larmes.

Ce texte je l'avais mis sur mon profil facebook, quelques lminutes plus tard le donnant à lire à Annick, celle-ci mle demandait de l'effacer. En voulant poster le fait que j'allais supprimer ce texte comme demandé par mon épouse (post qui avait été liké plus de 20 fois et quelques commentaires de soutien) PAF Facebook me demande de de m'identifier en écrivant un chapka illisible pour au moins deux lettres, j'essaye 3 fois pui ils me demandent un selfie via mon écran, je dois y être bien visible et centré, tournet ma tête dans le sens qu'ils m'indiquent, ce que fais et crac ! Compte suspendu mais parlant du fait que j'ai fait appel et qu'ils répondront dans les 24 h ou dans un délai de 180 jours le temps d'analyser mon profil.

En attendant je ne suis plus sur FB et les textes que vous lisez ici n'y sont plus visibles. Je demande à une centaine d'amis par mail de partager ce que je dénonce.

Un quart d'heure plus tard j'ai à nouveau accès, j'écrit un post pour dire que je suis revenu et en profite pour supprimer le texte comme demandé par Annick et...CRAC, rebelotte avec tiout le trictrac comme écrit plus haut.

Il est 15 h 07 et je n'ai plus mon profil.

16 h 30 réadmis... voir message de FB : 

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Ce que cela signifie

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Nous sommes désolés que vous n’ayez pas pu utiliser Facebook lors de la suspension de votre compte. Nous devons parfois prendre des précautions pour veiller à la sécurité de tous les utilisateurs sur Facebook.

LE PARCOURS DU COMBATTANT

Dans cette rubrique - après cette présentation générique - on trouvera le texte que j'ai publié sur Facebook le 18 novembre 2025 ainsi que celui de mon épouse Annick Cornet. La page suivante est en rapport avec ma suspension sur Facebook et la troisième celle des commentaires les plus marquants en suivant la chronologie de ceux-ci.

Il y a tout pile un an, je déposais la demande anticipée d'euthanasie pour mon épouse, première étape d'un très (trop) long cheminement qui n'est pas encore en vue de la fin.

Pourtant Annick souffre tout le temps, mange peu et vomit la plupart du temps, sa situation empire fort depuis septembre.

Vivant au quotidien avec elle et la connaissant bien je peux dire qu'elle ne frime pas et cache son état quand quelqu'un nous rend visite comme si c'était une honte d'avoir mal.

C'est qu'en plus de la maladie de Parkinson elle a cette arthrose qui la fait encore plus souffrir au niveau (et pas rien que là) du genou qu'on ne saurait pas réparer vu qu'elle n'a plus de cartilages à cet endroit.

Annick veut qu'on l'autorise à partir puisque l'euthanasie n'est plus interdite en Belgique (et elle est même reconnue au niveau de l'INAMI). Procédure très longue et manque de spécialistes (neurologue et psychiatre).

Annick veut partir, c'est son droit et sa famille la soutient pour cela d'autant que la plupart de ses enfants la voient dépérir de plus en plus.

Perso je resterai près d'elle jusque la fin que j'espère proche tout en me doutant que les "protocoles" n'ont pas fini de l'emmerder.

Elle me dit qu'elle vient de déposer un texte sur le sujet sur son profil FB. Ce texte elle le préparait depuis 8 h ce matin et un bug a fait sauter sn texte initial (que je n'avais lu) et elle vient de refaire un texte dont je prendrai connaissance après la publication du mien.

Et maintenant le texte d'Annick :

Souffrance, c’est le mot qui me vient à l’esprit aujourd’hui. Oh oui je sais, il y a pire souffrance en ce bas monde ! La famine et l’extrême pauvreté dans certaines régions d’Afrique. L’exploitation du sol par des enfants, celle qui permet à vos belles voitures électriques de fonctionner. Les guerres et les conflits de toutes sortes, toujours pour plus de territoires, de pouvoir et d’argent. J’ai entrepris des démarches interminables, tant que je suis saine d’esprit à défaut d’être saine de corp ! C’est ma vie, mon ressenti. C’est paraît-il un droit en Belgique. Hypocrisie ! Quand votre quotidien se résume à aller de la chaise roulante au lit et du lit au fauteuil. Il y a aussi les toilettes avec l’aide des infirmiers et infirmières de la CSD, merci à eux et le kiné, merci à lui. Certains diront, plutôt en finir que d’être dépendant. Je comprends, je suis d’accord. Alors pas de jugement s’il vous plaît. Et puis il y a toi mon petit cœur, mon mari, mon tout, mon soutien jour après jour. J’aurais souhaité une belle retraite pour nous deux. Pardon pour tout ce que tu as à subir. Bien sûr c’est difficile pour ceux qui restent mais n’oubliez pas ceux qui souffrent, soyez indulgents. Il y a encore un long chemin à parcourir, à mon humble avis, avant d’aboutir.

BON A SAVOIR : Facebook comptabilise les pages vues pour certains posts dont le mien, c'est ainsi qu'à la date du 26 novembre 2025 il y a eu 1.375.358 vues dont 1663 smilleys, 384 commentaires et 172 partages

Les vues par pays sont assez édifiantes - France : 1.073.115  - Belgique : 246.353 - Canada : 18.925 - Suisse : 16.886

 

 

Un texte d'Annick sur Facebook le 18 novembre 2025

Mes enfants sont une partie de moi, une partie indéfectible et de la plus haute importance. Certainement la plus belle et la plus grande réussite de ma vie. Je pense à vous chaque jour et vous êtes dans mon cœur pour toujours. Soyez fiers de ce que vous avez accompli. Moi je suis fière pour vous, de vous. Santé et prospérité. Profitez un maximum des petits bonheurs qui ne coûtent rien, un sourire, un rayon de soleil dans un coin de ciel bleu, un baiser, un regard compatissant, un mot gentil. La vie est parfois si difficile. Je veux simplement vous savoir heureux.

Sélection des commentaires - copiés/collés avec textes originaux

Christiane Drianne

Jacques Chevalier et bien vous pouvez dire à votre dame que je la comprends à 100% … c’est SA souffrance , c’est SON choix, c’est SON droit : on ne devrait même pas remettre quoi que ce soit en doute … on se demande pourquoi il y a tant de suicide ( avec des risques importants de se rater et d’être encore pire ) … j’espère qu’on l’entendra enfin , comme elle le désire, et vous souhaite à elle comme aux autres membres de la famille du courage pour cette situation compliquée

Jenny Larose

Jacques Chevalier Que dire? C’est une décision difficile et personnelle. Vient un moment où la souffrance est intolérable pour elle mais aussi pour l’entourage qui est impuissant….Beaucoup de courage à vous deux pour la suite

Nathalie Niessen

Jacques Chevalier ce texte est très émouvant et en dit long sur la dignité de votre femme. J'espère que vous trouverez rapidement un moyen de mettre un terme à cette torture quotidienne.

Patricia Bauwens

Jacques Chevalier mr ma maman a ete a sa demande euthanasiee cela a ete fait assez rapidement une équipe est passée à notre domicile tous ses enfants ete présents elle a fait sa demande verbale ensuite on l a fait signer tout en lui disant qu elle pourrait se rétracter à tout moment medecin traitant est revenu le demain lui parler voir ses envies un medecin neutre est repasse quelques jours apres ...puis re medecin traitant pour convenir d une date elle est partie sereine entourée de ses enfants et ses petits enfants 

Valérie Duchaine

Courage mes voisins je vous connais pas depuis longtemps mes vous etes des personnes adorable et formidable vous avez tout notre soutien gros bisous a vous 2 David Duchaine et Valérie

Laraleuse Quirale

Je suis de tout cœur avec vous Et merci, je ne savais pas quon pouvait aller à la commune. Je croyais que c'était uniquement via l'ADMD où je comptais renouveller mes déclarations contre l'acharnement thérapeutique et pour l'euthanasie. C'est comme si votre femme me faisait un cadeau. Je vous souhaite bien du courage et de la sérénité.

Jim Sumkay

Jacques, contactez une télé via leur bouton orange. Il est question du respect de la dignité de tous. Courage !

Cathline Van Rymenant

Courage à tous les deux. J'espère autant pour l'une que pour l'autre que la demande d'euthanasie va enfin aboutir.

Fathi Ben

De tout cœur avec vous... Qu'Allah lui facilite la tâche insha'Allah. Mes pensées sont avec vous....

Martine Debroux

Je viens encore de lire témoignage du docteur François Damas…Il venait en aide à un monsieur français….Allez voir sa page Facebook….Il est très humain et empathique. Courage à vous deux.

Patrick Lavallée

Je confirme que les docteurs Damas (ils sont deux frères) un au CHU et l'autre au CHR sont des sommités en la matière. J'ai eu recours à l'un des deux lorsqu'il s'est agit d'abréger les souffrances d'une arrière petite cousine. Ce sont des hommes de bien... à l'écoute....Courage l'Ami.

Chantal Smeesters

Courage ça dépend sur quel DR ON TOMBE sinon parcours du combattant.

Laurence Tonglet

Bonjour Monsieur,vous avez tout mon soutien, Ma maman a fait cette demande,il y a déjà 4 ans après plusieurs souffrance. Elle est partie en douceur et bien accompagnée du staff de l hôpital Nous ces filles(5),ont la accompagnée dignement(c était son souhait) Maintenant,nous lui disons MERCI(plus de souffrance, dégradation,d acharnement).Elle est partie en paix Vous avez tout mon soutien.

Gianotti Rosaline

Bonsoir Monsieur , Nous avons accompagné notre maman il y a trois ans dans cette démarche . Elle était suivie par le service d’oncologie du grand hôpital de Verviers. Il a fallu +-un mois pour accomplir les démarches administratives et les visites chez les deux médecins autorisants . Nous avons cependant étés confrontés à une opposition totale de la direction de la maison de retraite dans laquelle celle -ci résidait avec menaces sur le médecin traitant qui a finalement pu accomplir le souhait de notre maman après de longues et pénibles réunions de dissuasions . J’ai appris plus tard que la direction n’avait aucun droit de s’y opposer . Courage à vous , surtout , tenez bon. De tout cœur avec vous

Marie-Genevieve Dubuisson

Jacques Chevalier j'ai aussi rempli ce document en 2022. Je veux choisir moi-même ma fin de vie. Et il n'existe pas d'échelle de la douleur. Par contre, moi, je suis seule. Veuve sans enfants, pas de famille et très peu d'amis. Courage à vous deux.

Micheline Demy

Vous avez mis les mots justes! Je vis des souffrances depuis que je suis née. Il y a des jours où j'aimerais ne pas me réveiller... Lors de ces réveils, je me dis que je n'ai pas encore remplis mon contrat avec la Vie. On se sauve comme on peut....Courage Madame!...et vous en avez à revendre.

Laetitia Winkin

À vous deux… vos mots sont extrêmement touchants. Je suis bénévole en soins palliatifs et je sais ô combien voir sa moitié souffrir pour le conjoint aidant est une terrible épreuve; une forme de 1er deuil. Votre épouse de par sa demande fait preuve d’une force extraordinaire, vous pouvez être fier d’elle, fiers de vous deux. Sa décision doit être écoutée, respectée et comprise. Avec toute mon affection, Laetitia W.

Patricia Bontinck

Nous pensons fort à vous depuis le Jura, malheureusement, sommes impuissant face aux souffrances d’Annick, nous pouvons que compatir et vous envoyer du courage. Nous vous embrassons, les amis.

Joëlle Leroy

Ces papiers de commune et accord du médecin traitant ne servent à rien. Ma maman avait fait la demande : qd elle en a eu besoin suite à une gangrène de jambe après une chute et inopérable : elle a dû attendre 2 mois 1/2 , finalement partie aux soins palliatifs car ne savait plus répondre correctement aux médecins étant sous calmants.je n' avais pas droit à la parole. C' était un hôpital catholique....heureusement, bien prise en charge par les soins palliatifs. Donc.....

Béatrice Szabo

Monsieur...tout d' abord croyez en ma sincère compassion. La procédure pour une demande d' euthanasie est très réglementée. Il faut faire des demandes répétées à son médecin traitant par ex qui s' adressera alors à un confrère pour la procédure. Il faut également que la personne demandeuse soit saine d' esprit, que sa maladie soit incurable et entraîne de grandes souffrances morales et ou physiques. Le papier que vous publiez ne correspond pas à cela. Ce papier est en quelque sorte une " procuration " que l' on donne à autrui pour autoriser à abréger les souffrances de quelqu' un qui ne pourrait plus l' exprimer lui-même..J' espère que ceci pourra vous permettre de mieux vous orienter ..sachez aussi que la procédure est " réversible " ...le demandeur peut changer d' avis...

Aurore Aurorea

Monsieur vous avez pu faire un pas moi un membre de ma famille a ete refusé il a ete préférable de operer pour gagner 16000 eur et le rendre encore plus mal qu'avant il est honteux de faire remplir des documents de volonté sans pouvoir les faire respecter courage.

Monique Vandevoorde

Attention !!!!! Ceci n'est pas valable, je le sais car mon frere l'avait fait...il faudra que vous contactiez votre medecin traitant qui lui demandera l'avis de 3 autres medecins et un psy pour que votre épouse parle avec eux et exprime son desir de faire ce geste fatal et ce n'est qu 'apres cela que eux decideront et qu'il n'y a plus de solutions possibles...cela dure environs 2 ou 3 semaines, votre medecin doit evidement etre d'accord pour faire ce geste et c lui qui fixera avec l'accord de votre epouse la date et l'heure. Attention les medecins et le psy qui viendrons ne connaisse pas le futur patient mais bien son dossier medical. Et bien sur ils essayeront de dissuader votre épouse. Apres la derniere visite de medecin mon frere savait la date et l'heure de sa future mort... Il a eu 2 piqure et est parti serein c'etait son dernier desir...il avait 69 ans...dur tres dur pour l'entourage de savoir la date et l'heure..; Beaucoup de courage... Cela s'est passe fin aout 2020 a Bruxelles !

Gaelle Geraerts

Notre vie nous appartient , notre dignité aussi et le droit a choisir notre mort devrait aussi surtout lorsque la souffrance ne permet plus de vivre dignement . ? Courage a vous battez vous pour elle ouvrer plusieurs portes jusqu' a être entendu même la télé , radio réseau sociaux si il le faut

Audrey Catinus

Bonsoir Monsieur Si je peux vous donner un conseil c'est de " laisser de côté " la demande d'euthanasie anticipée. Elle n'est plus d'actualité car comme je comprends , mme est maintenant décidée à partir rapidement. Vous pouvez en.parler à son dr traitant qui entamer les démarches ACTIVES .Un second médecin.passera donner son avis .Les choses peuvent aller très vite. Malheureusement, les patients ne sont pas correctement informés.Si le Dr traitant de votre épouse refuse de pratiquer l 'euthanasie ( ce qui est son droit) il demandera l'aide d un confrère. Je vous envoie bcp de courage et souhaite une délivrance paisible à votre épouse ?? Une infirmière à domicile

France Arets

Courage à vous deux! Je vous transmets tout mon soutien et mes pensées les plus douces et chaleureuses en espérant que vous trouverez le meilleur accompagnement possible pour vous aider face à cette situation tellement difficile à vivre.

Olivier Serpillo

Courage à vous pour faire accepter votre décision bien pensée, il faut l'intervention d'un tas de gugus. 1er témoin, second, et le cachet des autorités communales. Un vrai concours du combattant pour décider de votre vie (à défaut de se suicider). Je vous souhaite tout le meilleurs dans les mois qui suivent. J'ai une pensée positive pour votre combat. Sachez que de nombreuses personnes n'ont pas de personnes pour effectuer une telle démarche. Des familles toxiques qui ne pensent qu'à vos intérêts "financiers", des 'pseudo amis' qui vous tournent le dos quand ils n'ont plus rien à siffler etc,....Bref dans la vie on est seul...et seuls les animaux de compagnie peuvent vous apporter une présence (jusqu'à leur propre fin de vie)....ce sont vos réels compagnons d'infortune. Si vous en avez...rendez les heureux sinon oubliez car les rendre triste suite à votre disparition aggraverais encore la situation. Prenez-en acte.

Yves Pinon

Bravo, et courage, la mort se partage, et , nous rend plus fort pour la suite ... patience, et que cette voix soit entendue... ce choix est tellement respectable, que, je vous envoie tout mon SOUTIEN RÉVOLUTIONNAIRE... vous serez, une nouvelle injustice, qui fera partie de mes luttes ..biz a vous deux les camarades..

Magiedufil Creation Broderie

J’espère pour vous et surtout votre épouse, qu’une réponse favorable vous sera donnée. Mon papa, atteint de la maladie de Parkinson n’a malheureusement pas pu obtenir cette « faveur »… Il m’a été dit que l’euthanasie en Belgique n’était pas un droit. Il suffit d’un seul médecin ayant des convictions religieuses personnelles pour que tout se bloque. Ce fameux médecin a même eu le culot d’insinuer que c’était moi qui souhait le départ de mon papa. Cette fameuse loi est loin d’être effective si vous n’avez pas de cancer. Elle ne prend pas en compte l’extrême souffrance d’autres maladies. Courage à vous deux

Nicole Richard

Quel choix difficile mais pour certains essentiel. J ai vu mon père dépérir par maladie jusqu'à ce que son choix d en finir le libère. Il était heureux de savoir qu'il n allait plus souffrir. Même si pour ceux qui restent c est difficile, et parfois, incompréhensible. Sa décision m'a permis de le voir plus heureux durant ces quelques derniers jours et je le sentais libérer du poids de sa maladie incurable. c est le souvenir que j en garde. Non pas sa souffrance mais un père souriant et apaisé. Son départ a été très difficile mais je pense que cela aurait été encore plus difficile de le voir encore plus souffrir et devoir prendre, peut être, un jour là décision de le débrancher. Je le remercie de cette décision qui était réfléchie et la meilleure au vu de sa situation. Courage à toute les personnes dans cette situation et j encourage l euthanasie pour des personnes dans la même situation.

Ange Lina

Ma question est peut-être déplacée mais pourquoi elle n'abrège pas ses souffrances elle-même en prenant des médicaments et qu'elle puisse enfîn reposer en paix ?

Françoise Devlamincq

Pourquoi est-ce si long si le choix est personnel et puisqu'il est autorisé....comme plein de chose il faut tjs attendre des années. Qu'on soit suivi et pris en charge pour ne pas regretter je comprends mais quand c'est l'acharnement sans issue qui prime ça en devient inhumain . Courage à vous.

France Hélène Millan

J'ai vécu votre situation, je sais à quel point c'est difficile et je vous souhaite beaucoup de courage mais surtout que vous soyez entendu ? Ce que je ne comprends pas, c'est que nous, à partir du moment où la maladie (sans traitement possible) a été décelée aux urgences le 17 octobre, en moins de 15 jours tout était prêt et la date fixée en 2 jours le 2 novembre

Christelle Marchand

Mon mari avait fait toutes les démarches pour l'euthanasie...cancer métastasé aux poumons....tout était en ordre...sauf qu'il a fait une crise d'épilepsie et boummmm il fallait qu'il le formule à 3 moment différent ,chose qu'il ne savait plus faire....du coup ça n'a jamais été respecter et il est partit sans ... difficile pour lui et nous...

Yasmine Ferdaousse

Courage à vous tous. C'est dur de voir la personne qu'on aime dépérir et souffrir sans pouvoir le soulager comme il est difficile de supporter la souffrance au quotidien pour celui où celle qui devient prisonnier de son propre corps en quelques sorte. Nous avons vécu cela avec notre papa qui ne supportait pas son traitement médical. Il "a eu de la chance " de tomber sur un bon médecin lors d'une dernière crise, qui a enfin entendu sa souffrance et organisé sa fin de vie rapidement...il nous a quitté peu après enfin serein. Je vous souhaite beaucoup de courage

Bernadette Schiff

Tout mon respect a votre épouse et ceux qui l’accompagnent au quotidien. Nous, les humains nous n’avons pas malgre que c’est legal en Belgique, le droit de mourir dans la dignité, au meme titre que notre animal de compagnie. Allez comprendre. Courage dans votre combat

Claude Josez

C'est vrai! Quand je me réveille le matin avec une douleur au bas du dos, je me demande s'il ne vaudrait pas mieux rester endormi. On ne voit souvent que le souci (?) de la loi de protéger celui qu'on juge potentielle victime d'un entourage trop "pressé". Mais pour celui ou celle qui souffre (parfois le martyre), rester en vie est un calvaire. Bon courage à toi, Jacques, et soutien moral à Annick!

Sylvia Richard

Je suis soignante et je suis pour l'euthanasie chacuns devrait être libre de choisir sa mort je devrais pas dire cela car je sais que soignante nous devons accompagner et soigner mais il faut penser au bien être de la personne et de son entourage car parfois c'est non seulement une délivrance pour la personne qui souffre mais aussi pour l'entourage certe il restent les souvenirs,le chagrin mais c'est aussi un acte d'amour je suis soignante et je ne voudrais pas rester dans une agonie ou à faire souffrir mes proches je préférais les délivrer de cela. Alors je pense que je vais avoir des commentaires en retour négatif et encore plus car je suis soignante et bien chacuns est libre de s'exprimer et devrait avoir le droit de partir dans la dignité et le respect. J'adresse un immense courage à ce couple dans ce combat quel courage et ce témoignage devrait ouvrir davantage le droit à partir et à mourir dans la dignité

Annick Lebon

Je vous comprends tellement bien. J'ai vécu le même combat il y a sept ans pour permettre à mon mari de mourir dignement. Il est mort seul, aux soins intensifs. Nous n'avons pas pu lui dire au revoir. J'espère de tout cœur que vous serez entendus. Je me permets de vous embrasser tous les deux.

Clementine Tartenpion

Ma mère a presque 86 ans et est atteiente de parkinson en plus de l'arthrose dans tout le corps qui la fait énormément souffrir et en plus elle perd la tête, je compatis et je souhaite que cette euthanasie soit réalisée au plus vite si c'est le choix de votre épouse. Courage.

Patricia Soetens

Pour ma maman ça a été très vite (+ou-2 semaines) mais elle était chez elle et elle devait cocher toutes les cases je suppose, maladies incurable et douloureuse, en pleine possession de ses moyens, les enfants la soutenaient dans cette démarche... j'ai été bien soulagée de la voir partir si sereine, elle a tant souffert, elle était à bout... de tout cœur avec vous

Katsuya Madoka

Comprenant la situation, quand viendra mon tour, je n'attendrai pas leur aval et me prendrai un surdosage létal de médicaments avec une bonne rasade de gnôle. Je suis peut être crue dans mes propos , vous m’en voyez navrée, mais perso, je procéderai ainsi. Comme ça, je disposerai de ma vie et de ma fin quand je le souhaiterai . Ils sont mignons avec leur procédure mais ils ne connaissent pas la réel souffrance des gens. Bien a vous et surtout bon courage pour votre épouse et vous.

Kat Gau

De tout cœur avec vous. Que nos politiques comprennent que cette décision n'est pas facile à prendre et que c'est un acte d'amour d'accompagner les personnes chères à nos cœurs. Je ne comprendrai jamais ce manque d'humanité dont certains font preuve en refusant de respecter notre choix. Au risque de choquer, il est plus simple d'abréger les souffrances de notre animal de compagnie. Que d'hypocrisie !

Claudine Remy

JE SUIS D ACCORD AVEC VOTRE FEMME . PARTIR DANS LA DIGNITE SANS FAIRE SOUFFRIR SES ENFANTS ET LA FAMILLE . JE SUIS POUR A ? .EXCUSEZ MOI DE DIRE CA MAIS POUR MOI JE NE VEUX PAS QUE MES PETITS ENFANTS ME VOIENT ....EN LEGUME ET AVEC DES BRANCHEMENTS ....ET CECI COUTE CHERE AUX HOPITAUX , LA SECU ET LA MUTUELLE . TOUT CA POUR 8 JOURS OU PLUS . MAIS SURTOUT PARTIR DANS DIGNITE . ????BONNE CHANCE ET COURAGE ET RESPECT .

Martine Mollier

Tout mon soutien je comprend cette souffrance, j ai une maladie neurologique et des douleurs h 24. J ai aussi l espoir de pouvoir choisir ma fin de vie.

MyTi Tiaa

Pourquoi ce n'est pas encore un droit, on devrait décider de cela quand ça nous semble être la seule solution possible. Vivre avec des douleurs incurables, handicapantes , personne ne peut se mettre à notre place !

Marie Llvdb

Courage a vous et votre femme je comprends votre décision mon père est décédé de parkinson et ma mère d alzheimer ils ont beaucoup souffert et moi aussi d ailleurs j ai ete traumatisée de les voir partir dans de telles souffrances maintenant ils sont en paix j aurais aimé avoir votre courage et avoir recours a l euthanasie mais c était trop dur a accepter .Vous avez tout mon soutien

Christine Fourmarier

Oui contacter rtl c est honteux on doit être Libre de son corps et son médecin ne sait pas intervenir ils savent se qu ils peuvent faire battez vous Monsieur il y a des gens qu ils l obtienentpour moins que ça

Dorothée Garnesson

Courage... Pour connaître un être proche qui a connu ces souffrances, je sais à quel point c'est douloureux et injuste. L'alimentation par sonde gastrique, les vomissements, les problèmes respiratoires, les douleurs à chaque manipulation... Mes pensées vous accompagnent et vous soutiennent dans votre démarche pour une fin de vie digne. ? Ma belle-maman se nommait comme votre épouse. ?⚘️✨️

Flo Flo

Et le pire c'est que les animaux ont les euthanasient pour pas qu'ils souffrent. Sous prétexte que nous sommes des humains, on doit souffrir jusqu'à la fin..... courage à vous.

Maryse Fargeas

Quelles souffrances elle doit ressentir pour en arriver là. Personne ne mérite ça. La science ne travaille pas assez sur le soulagement des douleurs. Force et courage à vous deux.

Jacques Chevalier

https://www.admd.be/.../legislation-belge-euthanasie-loi/ Nul n'est sensé ignorer la Loi, c'est vrai que j'ai découvert ce texte il y a quelques minutes. Il y écrit que l'avis du médecin traitant et d'un autre médecin (en l'occurrence ici : un neurologue) suffit pour lancer le protocole d'application sans nécessairement passer par un psychiatre. Je remercie le Dr Damas pour cette explication qui permettra à ma femme de quitter sa vie dans un délai beaucoup plus court.

Anne-christine Pirard

Votre épouse doit "harceler " le médecin et lui réclamer sans cesse son euthanasie. C'est dans le protocole, la personne doit réclamer sans relâche et de vive voix l'acte d'euthanasie afin que le médecin ai la certitude que c'est une demande réfléchie . Donc n'hésitez pas à solliciter le médecin qui va pratiquer l'euthanasie. Votre épouse aura le droit de se rétracter jusqu'à la dernière seconde . J'ai assisté à une euthanasie réalisée par le docteur Damas , un médecin et un homme extraordinaire qui fait son travail avec énormément d'humanité. Courage a vous et votre épouse 

Nini Bouyer

Oh comme je comprends votre femme je souffre de fibromyalgie arthrose jambe s'en repos et je pense de plus en plus a me faire cette piqûre bonne courage à elle

Sylvette Dupire

Quel courage mais pour ne plus être en souffrance c’est la seule chose Mieux vaut se faire euthanasier que de chercher à se suicider pour la maladie. Bon courage à la famille .

Nancy Kirouac

je viens de passer par la pour ma maman ,ils ce sont tromper dans le protocole, fait en bref elle a souffer 5 jours de plus et nous aussi pour leurs mal adress pooof rien a ajouter et c'est au Québec. courage

Oceane Leo

Pour avoir travaillé auprès de personnes vieillissantes, eux même me disaient c'est quand ma fin. Ils souffraient également de diverses maladies et surtout de solitude. Car plus personnes ne leur rendaient visite. Ils ne se sentaient plus utile, interressant, c'est pourquoi j'encourage l'euthanasie et comprends que la douleur pour les souffrants et leurs enfants, parents, petits enfants.... Peuvent être une forme de soulagement que les vivants gardent les personnes en pleine forme parce que la maladie fait très mal a l'entourage

Anne Marie Villers

Euthanasie ici, c'est quand il vous reste 2h à vivre. Une honte!!!! Si la souffrance physique et ou morale n'est plus supportable pour la personne, qu'on la laisse partir dignement. L'euthanasie en Belgique, c'est de la foutaise et surtout un non respect des êtres. On ne laisse pas souffrir des animaux!!!!!

Monica Altenbach

J espère pour vous qu elle puisse partir en paix avec vous à ses côtés si vous en avez la force. Ma moitié est partie début juin mais je n étais pas présente et je m en veux. Alors essayer de profiter des tous petits moments d apaisement et des grands moments d amour. Je vous embrasse et vous souhaite beaucoup d empathie de la part de nous tous

Charlotte Berardy

Je vous souhaite tout le courage du monde dans cette épreuve longue et douloureuse, Le 21 mai 2025 une amie à moi est parti à la veille de ses 20 ans avec le suicide assister ici en suisse, elle était atteinte d’un cancer du cerveau grade 4 depuis son enfance et a elle aussi souhaité partir dans la dignité entouré des gens qui l’aimaient, ainsi ses amis, ses parents et moi même l’avons aider, soutenu et été à ses côté jusqu’à son dernier soupire.  Je vous souhaite la bienveillance et la douceur

Gabrielle De Bock

faut avoir le coeur accroché pour entendre que sa femme veut se faire euthanasié… bon courage à vous et à elle pour cette procédure si c’est ce qu’elle veut 

Odile Mnd

Bonsoir chère Madame, et Monsieur, je ne vous connais pas, mais votre histoire me touche je comprends vos souffrances, et votre désir de partir, je vous soutiens et je respecte profondément votre désir, dommage que la France ne franchit le cap. Courage a vous et votre famille

Rita Maghe

J'ai Parkinson depuis des années et j'ai introduit une demande ça évolue assez rapidement malgré le traitement je ne pourrai bientôt plus tenir debout malgré le deambulateur alors j'espère que ça marchera à ce moment là

Chantal Siebert

Courage à ton épouse et à toi qui le voit souffrir. Les démarches devraient être réalisées bien plus tôt, lorsque tout va bien, pour le cas où cette situation de souffrance ne permet plus de continuer à lutter. Et l'administration devrait faciliter la procédure, pour réduire le tempsL'amour n'a pas de frontière, il survivra pour l'éternité. Bisous courage.

Natynat Guy

Il doit exister une association de Droits de fin de vie dans le respect et dignité. Faites appel à eux pour vous aider dans les démarches. Voir avec les neurologues qui la suit de demander l arrêt des soins, sauf bien sûr les anti-douleurs, et qu elle souhaite être sedatée. Je suis en dialyse, certains de mes collègues ont souhaité l arrêt des dialyses. Donc, vous pouvez demander de l aide pour l arrêt des soins. Je sais que c est une décision difficile, un parcours compliqué pour être entendu. Vu que vous demandez l arrêt de soins, ce n' est pas l euthanasie. Comme je vous l ai dit, mes collègues qui ont souhaité arrêter les soins, ont été entendu. Force et courage à vous.

Valérie Vercoille

La demande d euthanasie c est juste un texte sur une feuille blanche : « je soussigné(e) …., …. Souhaite bénéficier d une euthanasie pour telle et telle raisons… la lettre doit être datée, signée. Ensuite, il faut trouver un médecin qui vous entend. Avoir deux avis de médecins qui ne vous ont jamais soigné(e). Les joindre à la lettre. Et cheminer aux côtés du médecin qui s engage à vous suivre dans ce projet.Si votre décès n est pas attendu à brève échéance, il y a obligatoirement un délai de 1 mois minimum avant d envisager l euthanasie. Le Dr Damas au Mont Legia est très actif ds ce domaine. L ADMD vous conseillera aussi.. bon courage à vous

Angelique Dousson

Un an c'est horriblement long lorsque chaque jour est un combat face à la douleur, quelque qu'elle soit. La souffrance, la douleur, la misère, est propre à chacun. La fin de vie lorsque c'est un choix, une attente, ne devrait appartenir qu'à soit.

Adc Rose

La souffrance ne devrait pas exister mais pourtant elle est bien la c est un fardeau très lourd que seul les gens proches connaissent y a pas que la douleur physique ya psychologique et émotionnelle et là elle affecte tout les proches tel un poison Je suis de tout cœur avec vous

Un message d'une grande amie sur mon blog du 28 août 2025

Je publie ici un texte de mon amie Christiane Remacle :

Je suis vraiment attristée par l’actualisation de la santé d’Annick et des difficultés endurées par votre couple.
Il y a peu, Jacques, tu étais hospitalisè et très mal en point et c’était Annick qui se rendait tous les jours à ton chevet.C’est elle qui me donnait de tes nouvelles et me faisait part de tes importants problèmes de santé. Jamais, je n’aurais imaginè que tu allais "récupérer" au point d’être maintenant le pilier de votre couple.
Votre vie actuelle paraît bien lourde et j’ose espérer que vous allez trouver des personnes sensibles à la douleur de votre situation. Il faut déjà vous faciliter la vie et peut-être utiliser davantage le service des soins à domicile afin de ne pas aggraver vos difficultés et votre fatigue, ne serait-ce sue sanitairement parlant. En ce qui concerne cette date butoir vous imposée unilatéralement, je suis interpellée par le fait mais ne suis pas en situation de pouvoir comprendre les tenants et aboutissants de cette décision.
Je suppose que vous avez pu rencontrer le docteur Damas à la Citadelle. Dans la vidéo où il s’exprimait à l’époque, je l’avais trouvé très à l’écoute et empathique.
Je suis mal à l’aise face à vos difficultés et comme une autre de vos correspondantes, je vous souhaite de rencontrer des médecins moins procéduriers, plus sensibles au vécu d’Annick qu’à des formalités qu’ils s’imposent, à eux comme au patient, pour je ne sais quelle raison rationnelle inexistante du chef d’Annick qui, à mon sens, vu son état de santé, sa souffrance physique et morale, sa sagesse et sa profonde réflexion, devrait pouvoir être entendue. C’est justement elle qui peut le mieux évaluer ce qu’elle souhaite et il faut lui permettre d’en discuter encore actuellement pour qu’elle se sente en accord ou non avec cette date butoir lui imposée.
Je pense que la loi sur l’euthanasie intègre totalement le respect de la personne en tant que personne.
Cette loi est importante, mais l’esprit de la loi n’à peut-être pas toujours été bien respecté, bien compris...
A l’époque, j’ai beaucoup échangé avec des personnes qui avaient rencontré des difficultés de dialogue et de compréhension du corps médical envers leur proche.
Je pense beaucoup à vous, je vous assure de toute ma sympathie et si vous le souhaitez, vous pouvez me joindre en mp quand vous voulez. Bisous à tous les deux.

Date de dernière mise à jour : 21/03/2026

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