CREVE VITE : 4 juin 2020 :
LES PAUVRES ONT-ILS DROIT AUX PATES PANZANI ?
Ce matin en consultant la page de ma plus récente amie Facebook, Celine - je suis interpellé par un article du Soir qu'une de ses amies lui a posté sur son Facebook...
Cet article qu'il m'est hélas impossible de le lire, c'est réservé aux abonnés, je suis déjà abonné au torchon de SudPresse, si je m'abonne au Soir ce sera au détriment d'une de mes autres militances où je mets une partie de ma pension chaque mois.
Dans et article il est question d'une idée qui me parait aussi intéressante à discuter, celle de l'aide "en plus" pour les personnes dans le besoin.
D'abord il faut savoir de qui et de quoi on parle.
Dire simplement "les plus démunis" me parait un raccourci vraiment trop court. Dire "les SDF" sensés vivre dans la rue dans la mendicité c'est une vision tronquée qui "oublie" les "droits" de ces personnes car ils existent.
Nous vivons dans un pays qui dispose d'une sécurité sociale acquise de dure lutte par les travailleurs avant et juste après la guerre 40/45. Même si diverses couches de libéraux s'y attaquent la sécu reste un droit large pour plein de gens, y compris même pour ceux qui n'y cotisent pas e qui n'en n'ont rien à foutre ce ce qu'ils estiment leur revenir de plein droit !
Nous vivons dans un pays où on aide des gens à vivre avec de quoi s'en sortir même si les montants octroyés sont plus faibles que ceux des calculs d'universités qui condamnent la pauvreté au moyen de "seuils", ce qui est d'autant plus drôle quand ces calculs de "seuil de la pauvreté" sont effectués par une université du même pays (Anvers).
Cette aide en complément de "l'assistance" en termes de finances sensées couvrir, loyer, charges, besoins vestimentaires, alimentaires et même de dignité humaine c'est ce qu'on retrouve dans les "colis alimentaires" des "bonnes oeuvres", mais aussi les repas des restos du coeur, de diverses églises et sectes et même se services des CPAS parfois utilisées pour permettre d'attendre une aide financière justifiée par une enquête sociale...
Alors il y a des gens qui pensent que ce serait bien de modifier la forme (sans intervenir sur le fonds..).
Au lieur d'accorder des avances sur aide récupérables in fine sur le calcul du RIS octroyé on donne de l'aide en nature, et c'est parfois bien utile dans les ménages où tout l'argent passe dans la picole ou la drogue du père de famille, violent de surcroit...On sait bien que l'individu ne boira pas les pâtes surplus de la CEE formant la base des colis alimentaires, encore si c'étaient des Panzani, elles pourraient être revendues discrétos en noir aux Pakis pour leurs night-shops !
Donc l'idée c'est d'en finir avec le paternalisme des colis pour les pauvres, avec des produits blancs, boites de conserves cabossées, date de péremption proches ou dépassées, fruits et légumes défraîchis...
Ces distributions style Saint-Vincent de Paul avec 100 pauvres agglutinés par tous temps avec leurs cabas à roulettes près des sacristies des églises attendant l'ouverture de la case trésor, cavernes d'Ali Baba entretenues par les grenouilles de bénitiers...
Finies donc ces soupes populaires de l'Armée du Salut et de plein d'altruistes qui se croient utiles mais sont incapables de tenir la longueur, le désintéressement et l'abnégation qui vont de pair en trio.
Alors on refilerait à chaque pauvre sa carte pour permettre de le tracer (déjà que la carte d'identité et l'internet connecté permettent de nous retrouver quand on est "perdus" on pourrait demander à tous les généreux donateurs de verser des sous à ces pauvres pour qu'ils puissent aller acheter de quoi manger dans les Lidl, Aldi et autres supermarchés pas cher, avec des interdictions d'achat sur le tabac et l'alcool puisqu'il ne faut pas les rendre malades "nos pauvres".
Mais qui attribuerait ces cartes et quelle validité auraient-elles dans le temps ? Et en fonction de quel critère(s) ?
C'est vrai que les grandes associations qui parachutent des sacs de farine à l'aveuglette dans les déserts ne savent pas dire à qui cette aide (venant du ciel) profitera et son usage par qui, pour qui, pourquoi et pour quoi ?
J'ai pas la réponse, la bonne, celle qui fait que les gens comprendraient enfin que la misère des uns profite toujours aux autres. Parce qu'il en faut des pauvres dans une économie capitaliste, des gens plus vulnérables qu'on peut toujours montrer à ceux qui ne sont pas (encore) dans la misère quand on veut leur prouver que lutter contre le système qui vous nourrit c'est risquer de se retrouver dans le mauvais wagon.
Enfin, nous qui sommes encore capables de nous émouvoir sur les malheurs du monde, nous ne sommes pas qu'une poignée de mollassons juste capables d'écrire des révolutions sans les faire..?.
Qu'est-ce qu'on attend ?
Un like, 1 million de likes ?
Le resto à 10, samedi prochain avec le tracing des invités ?
Et bientôt, de toutes façons, il n'y aura plus de monnaies ni métal, ni papier, faudra passer par une application pour les pauvres, et pour faire passer la pilule, au delà d'un certain montant on pourra en défalquer une partie dans nos contributions ou même en verser une part pour jouer au Lotto.
Et hop une dringuelle au sortir du resto, ou de la messe, par un "sans contact" sur le smartphone du mendigot !
Et le pauvre pourra même ouvrir un compte d'économie sociale.
Chouette tout le monde pourra s'offrir des "soleils verts" et mourir dans la dignité...
Tous ensemble, tous ensemble !
Yé ! Yé ! Yé !