LE FILM DU JOUR
Où il est beaucoup question de la manif' du 12 avril à Vottem
MES RESSENTIS
Ecrit à 2 h du matin, le texte de présentation du blog de ce jour se veut être ma participation très modeste à la lutte menée par le CRACPE, dont je fais parie depuis sa création en 1998, pour le Droit d'Asile et contre les centres fermés dont celui de Vottem. Vous pouvez vous aussi participer au mouvement en invitant vos amis et relations via Facebook et autres canaux, en vous servant de mon blog par exemple. Toutes et tous ensemble le 12 avril 2026 en présence physique comme en virtuel.
MA RUBRIQUE VIDEOS (au moins une par jour)
Le 18 mai 2015 j'ai filmé un choeur russe de 4 solistes à la Basilique Saint Nazaire à Carcassonne
Le 22 mars 2015, la manif' vers Vottem
GALERIE PHOTOS (cliquer sur les images pour les voir + grandes)










MEMOIRES D'UN MILITANT
Aujourd'hui le blog "tourne" autour du centre fermé de Vottem, cet endroit sinistre dont j'ai arpenté les trottoirs le jouxtant durant de nombreuses années, Je vais aujourd'hui vous parler de Marine G. qui fut ma compange puis mon épouse début des années 2000 et qui, quand je l'ai connue, était enfermée au centre pour illégaux de Vottem venant de Géorgie (ex URSS).
En fait tous les mercredis et samedis entre 1 et 18 h j'allais avec quelques amis de tous bords assurer une présence militante pour soutenir les "résidents" enfermés su la base d'un refus (ou dossier non encore définitif) du droit d'asilre par l'Office des Etrangers, là on voyait bien l'intérieur du site, il n'y avait pas encore des occultants en tous genres dont des végétaux très piquants pour "protéger" l'endroit des fois que quelques évadés potentiels auraient osé monter les 6 mètres de cloture... A cette époque le CRACPE organisait une petmanence bénévole du lundi au samedi de 17 h à 18 h 30 dans les locaux du centre d'action Laïque de Liège au Bd d'Avroy avec une ligne d'appel téléphonique particulière. Le Collectif comptait des militants de tous bords (progressistes) dont des avocats. Ceux-ci nous fournissaient les noms et origines des nouveaux détenus, nous leur envoyions une lettre dans leurs langues pour les assurer de notre soutien et lutter avec eux pour leurs droits, pour aussi leur rendre visite vu que, souvent, ils n'avaient pas de famille en Belgique, c'était le parrainage et çà fonctionnait bien malgré les entraves du centre et de l'Office des Etrangers, de la police aussi. Perso je tenait la permanence du jeudi je crois et d'autres militants les autres jours, il y avait parfois des bénévoles manquants c'est ainsi que j'ai remplacé séance tenue une camarade malade et ce fut pour moi le début d'une belle (et moins belle plus tard) histoire d'amour...
En effet parmi la trentaine de nouveaux arrivants il y avait nombre de Russes, Kazaks, Géorgiens, d'après nos renseignements seule une Géorgienne comprenait le Français, je ne pouvais pas la rater car nous n'avions à ce moment qu'une copine parlant le russe dans le collectif à nous aider pour entrer en contacts qavec les russophones et ce n'était pas évident.
Je lui ai écrit en Français pour lui demander si je pouvais la parrainer, une semaine après elle m'a écrit que oui, alors j'ai élaboré un plan pour la voir (n'étant pas de sa famille c'était impossible) consistant à dire qu'on se connaissait parce qu'elle avait été ma traductrice du Komsomol lors d'un déplacement du parti en URSS et que nous avions eu là une relation intime et clandestine... Un gros mensonge !
Et cela a marché, j'ai pu la rencontrer, elle dont je ne savais pas à quoi elle ressemblait. Je me suis présenté à Vottem vers 14 heures un mercredi, muni d'un petit bouquet de fleurs (qui a été fouillé des fois que j'y aurait glussé quelque chose d'illicite, le bouquet fut aussi déplacé, comme moi, dans le portique de sécurité métaux).
Je l'ai vue, toute petite, chétive, pas très jolie alors je suis allé vers elle et nous nous sommes étreinds comme des amoureux qui se retrouvent. Le box où on était était vitré, il y avait au plafond une caméra et je voyais sur leurs écrans nos corps se touchant... Très curieusement on a pu se rencontrer une heure et demie ce qui changait des habitudes dans les visites aux prisonniers.
On entendait dehors nos camarades du collectif scandant en cadence "Libérez les prisonniers !". Les gardiens semblaient s'amuser de nous voir ainsi réunis. Quand je suis sorti je suis passé à travers le petit groupe de manifestants en ne disant rien, les évitant, comme si je n'avais rien à voir avec eux... Je sais que certains m'en ont voulu de ne pas les saluer, il fallait jouer la comédie jusqu'au bout pour pouvoir lui rendre d'autres visites ! (à suivre)
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