WOKISME ET/OU POPULISME ? C'EST LA QUESTION !
Hier dans le journal La Meuse il y avait un gros titre à la une :

Moi cela m'a interpellé, j'avais déjà entendu le mot Wokisme mais j'ignorais ce qu'il voulait dire, comme je pense la plupart des lecteurs de La Meuse et même des anciens électeurs de mon ex-"camarade" Bernard Wesphael. Alors je me suis pencché sur Google et j'ai trouvé ceci...
C’est quoi, le wokisme ?
Apparu en français en 2015, le mot wokisme désigne de manière péjorative un courant de pensée, une idéologie, qui se veut progressiste, qui lutte pour une certaine conception de la justice sociale, à travers la défense de diverses causes. Mais la réalité même de ce courant de pensée est discutable, tant le mot wokisme est employé à tout-va, à la manière d’un épouvantail, pour discréditer des adversaires supposés.
Ce mot, synonyme de culture woke (calqué sur l’expression anglaise équivalente), est en effet employé par les adversaires de ce courant de pensée : personne ne se revendique wokiste. C’est une arme de propagande, servant à mettre hors jeu les personnes souhaitant débattre de thèmes relatifs aux inégalités.
On englobe dans la notion flottante de wokisme plusieurs luttes sociales autour de questions d’égalité, de justice, de défense des minorités : lutte contre le racisme, contre le sexisme, pour les droits des LGBT+ et de diverses minorités. Certains modes d’action discutables, comme la censure, la réévaluation du passé avec le point de vue d’aujourd’hui (cancel culture), les campagnes de harcèlement en ligne, ont d’abord été mis en lumière pour critiquer ces luttes ; après quoi la critique du wokisme s’est déportée de cela pour devenir une critique des idées progressistes en général, ancrées à gauche.
D’où vient le mot wokisme ?
Le mot wokisme est formé à partir du mot woke et du suffixe -isme, qui sert dans certains cas à former des mots péjoratifs. Woke, mot emprunté à l’anglais au milieu des années 2010, désigne une personne ayant conscience des inégalités sociales et luttant pour un monde plus juste. Ce mot, qui sert toujours d’étendard pour les personnes qui se reconnaissent dedans, acquiert progressivement une connotation péjorative depuis la fin des années 2010.
En anglais, le mot woke, participe passé du verbe to wake (« (s’)éveiller »), veut dire littéralement « éveillé » et par extension « conscient ». Dans l’argot des Africains-Américains, il a pris le sens spécifique de « lucide face aux problèmes sociaux que rencontrent les Noirs ».
La formule stay woke, qui signifie littéralement « reste(r) éveillé », a été popularisée en 2013 lors du mouvement Black Lives Matter, mais aussi via une chanson de Erykah Badu sortie en 2008, dans laquelle elle répète « I stay woke » (« je reste vigilante, je reste lucide »).
En anglais, l’emploi du terme s’est ensuite étendu à d’autres thématiques que les questions raciales, comme le harcèlement sexuel, l’immigration, l’identité de genre. Ce mot a acquis en anglais une teinte péjorative lorsqu’il a été repris par les militants de Donald Trump, pour dénigrer le camp d’en face.
Bon on est bien avancé, je comprends cela à ma sauce : je suis un vilain wokiste comme j'étais déjà un populiste en votant pour le PTB. Mes idées sont "de gauche" mais on m'envoit en miroir une photographie péjorative.
Dans le cas de l'interview de Bernard je crois comprendre que tant ECOLO que lui ont des bonnes idées "de gauche" mais celles défendues par Ecolo seraient, si je comprends bien, négatives. Mais au fait, il se situe où le Nanard dans tout ce tric-trac sémantique ?