VAGUES POETIQUES

Pourquoi "vagues" au pluriel ?

Cette rubrique de mon site est comme la mer immense qui m'entoure, j'y écris peu à peu une grande poésie que certains appeleront peut-être "épique", un texte imagé avec des photos que j'aime et une ambiance qui me plait assez au risque de parfois choquer mon lectorat, également plusieurs tableaux d'une amie : Edith Wéris. 

110100790 3138949906180603 2102579947754042512 nCette image-là elle m'a servi de déco à mon bureau

durant des années, je m'y retrouvais souvent.

Ma poésie à moi, elle plait ou ne plait pas, c'est comme ça

et je ne me corrigerai pas, sauf l'orthographe quelques fois

elle est comme je la sens, comme je la vis, celle-là

qui m'accompagne si souvent de bon matin

dans mon lit quand je bande et cogite.

Une mouche tourne sans arrêt entre mes yeux et le clavier

elle me dérange et le sait, elle me rappelle

que je dois donner à manger au chat et arroser mon jardin

à peine commencée à écrire ma poésie se heurte

aux contraintes de la vie, et au meurtre

ça va arriver la mouche, j'ai armé ma tapette

ma poésie c'est comme sur youtube, elle est en direct.

Ma poésie ne s'embarasse pas de règles et de rimes

même si parfois mes mots s'unissent, s'ariment

elle prend toutes les libertés

pour lesquelles je combats depuis des années

dans la mort un jour elle me suivra

et un éditeur, peut-être, grâce à elle, s'enrichira

c'est tout le mal (ou le bien) que je lui souhaîte

à celui-là.

 

3 mai 16 3

 

TSUNAMI

Edith Wéris Sous bois

 

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Ma poésie, elle gambade sur mes chemins

elle m'accompagne surtout du soir au matin

quant au lever du soleil elle éclot

elle se gonfle comme la bulle de savon

et s'envole

elle vit ce que nos vies sont en regard de l'humanité

un bref espace-temps

juste assez pour s'émerveiller,

pour partager l'instant mouillé

elle s'éclate et se fait oublier

Et pourtant j'en garde la trace, le souvenir,

pas toujours c'est vrai

les hasards du temps qui passe

sont autant de gommes qui effacent

même le pastel de nos jours

Ma poésie c'est souvent le choc des cultures

Exercices de dessous la ceinture

évocations de ressenti de l'hypophise

tendance à l'obsession

aux fantasmes les plus débridés

les souvenirs d'autres temps, d'autres couches

les désillusions perdues, contrefaites

amours et amitiés dans un parfum de défaite

scout toujours

y compris, surtout, en amour

physique bien sûr

bien dur parfois mais le temps passe

durcit la vie, ramollit le vit

mais le rêve et les regrets persistent

le temps perdu ne se rattrape jamais

c'est la vieillesse,

bonjour tristesse.

Pour le CLMGF

 

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Edith Wéris

Ma poésie, on la trouvera ici, classée

du début à la fin, si le temps et Alzheimer

et son pote Parkinson

m'y autorisent

si le crabe ne vient pas me punir

pour ma passion des fruits de mer

Comme je me connais

mes textes iront en évoluant

s'évaluant

les mots changeront

mes délires des sens

mes gerbes régulières

et mes bouquets finaux sans cesse

avant-derniers

comme des chanteurs ringards

les concerts d'adieu

Bon courage mes gens !

 

POUR LE CRACPE

J'ai peur de ce jour ou je perdrai la clef de mon armoire

celle où je vais - pour vous - fouiner.

Cette armoire pleine de fouillis poussiereux de mes autres âges,

ceux du passé, qui instrumentent la mémoire

que je voudrais tant qu'elle soit

collective.

Quand Alzheimer et Parkinson auront jeté

sa clef aux poubelles de l'histoire

en éclatant de rire.

Mais ils sont encore loin les deux bougres,

et l'armoire m'est encore accessible.

Je tiens bien vous en faire profiter

 

Et puis zut !

Le monde est plat, pas comme la terre

qui est ronde

Mon monde est plat et se termine aux falaises

au bord d'elles

pour mes fantasmes existenciels 

Je serai nu face à la mère immense

à respirer ses vers embruns,

aux relents de sorties d'égoûts

et de leurs couleurs improbables

Tandis qu'à ma poursuite

les Chevaux de l'Apocapitalisme

rueront fort assez que pour m'éjecter

cent mètres plus bas

dans les rochers pour m'y détailler,

de l'Histoire !

 

Etretat d en haut m debroux

Veules les roses martine debroux

 

Que faire ? Que choisir ?

pourrir en terre  

nourir les vers

puis aller au ciel, imaginaire 

salir de soi une pelouse

nourir les oiseaux

avec le ciel pour témoin

ou peut-être en mer

mais c'est plus cher

et surtout très humide et salé

comme les anchois

ou bie sécher en mausolée

comme Vladimir Illitch Oulianov ?

 

4000 ans d'Histoire

nous regardent

Combien d'yeux non clos

bouffés par

les oiseaux

Combien de souffrances

de pleurs et sacrifices inutiles

séchés et oubliés

Et puis nous

pour un bref passage

un clin d'oeil au passé

AMEN

Toutankamon

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C'est difficile d'écrire au futur

parce que cela repose sur le présent

du moins dans ce qu'on nomme l'action

même si le passé nous rappelle ses chansons

ses dires et ses passions

Ce sont nos fondations.

Celles qui nous font rebondir

Trempolines vers l'avenir

La bébête qui monte, qui monte

comme le haricot

au pays de là haut, là bas, loin

comme vers le soleil

pour nous brûler les ailes

et les flots bleux dessous

pour y plonger éteindre

les étoiles de nos yeux fous

 

A Pairi Daiza 2016

 

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J'aime assez ceux de la colère

Les premiers nés de ma vigne

plantée il y a deux ans

Deux grappes

Pas de quoi faire une bouteille

peut-être une toute petite

un flacon !

Je vendange vers le 15 septembre 2020.

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Commentaires (1)

Mélusine
J'aime tes poèmes ! bravo

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Date de dernière mise à jour : 03/09/2020