COVID 19 - Lundi 4 mai 2020 :
C'EST QUOI ENCORE CE TRUC ?
Il me semblait que la Wallonie ne marchait pas dans le tracing électronique lui préférant la formule existant déjà pour d'autres pathologies, soit un tracing par téléphone sans risque d'atteinte à la vie privée et à la démocratie.
Et puis bardaf, cet article semblant anodin du Soir relayé par MSN avec surtout cette photo !
C'est quoi sinon une tentative d'imposer le système d'application via le net avec derrière, je suppose, une ou des sociétés privées prêtes à offrir leurs services pour se partager le gâteau au nom de l'urgence sanitaire.
Je demande à notre ministre Wallonne de la santé, qui se trouve être une de mes amies FB, la socialiste Christie Morealle, ce qu'il en est.
Bon ceci dit, on entame ce lundi le déconfinement, les entreprises vont refonctionner, leurs travailleurs ne seront plus en chômage technique… Combien seront-ils à reprendre le chemin du boulot physiquement et combien sont-ils en télétravail. Là je pense que poser la question fournit la réponse, c'est à dire une question. On pourrait demander à l'Onem et/ou au Forem le nombre total de personnes indemnisées via le chômage COVID jusque hier et ce qu'il en reste ce lundi, ce serait déjà plus facile que d'espérer un rapport par entreprises, par secteurs...
Un chiffre qui me plairait qu'on cite et explicite c'est le nombre de chômeurs COVID qui ont travaillé durant la période d'indemnisation pour divers secteurs dont l'horticulture et qui, de fait n'y seront plus actifs au détriment du fonctionnement de ceux-ci.
Oh je sais ce sont des questions de pinailleur qui n'intéressent personne !
Donc ce lundi retravaillent les secteurs de la production er de la transformation, des échanges inter-entreprises mais pas ceux de la vente aux particuliers, ceux-là seront assimilés aux commerces et refonctionneront dès le 11 mai. Ai-je bien compris ?
Exemple l'entreprise machin qui produit du mobilier de jardin et le vend à des chaines de magasins style Lidl ou Aldi, spécialisés en alimentaire et ouverts sans discontinués depuis le début de la crise. Le producteurs dont vont pouvoir vendre dès ce lundi le matos qu'ils produiront dès ce jour ou présent dans leurs stocks qui n'ont pas été livrés parce que leurs secteurs étaient à l'arrêt, je me trompe ?
Et la filière alimentaire, un bon pan de l'industrie il me semble, est-ce qu'on a stoppé la production de sucre dans les raffineries et sa livraison dans les entreprises de transformation en biscuits LU par exemple qui n'ont jamais fait défaut dans les grandes surfaces au même titre que las diverses bières produites par Interbrew dont il est vrai qu'à Jupille l'entreprise fut considérée comme essentielle sans que personne s'en étonne ni viennent fermer la boîte et coller des amendes… Comme on dit on ne mange pas la main qui te nourrit et certaines de ces entreprises ont accepté les doléances syndicales et offert même des primes inexistantes ailleurs que leurs travailleurs en ont perdu le goût de la lutte collective, de la solidarité avec ceux qui n'ont pas leurs avantages… C'est vrai que la perspective de risquer de perdre ce genres d'acquis, ça fait réfléchir et la formule patronale disant "moins à travailler mais mieux payés" continue de faire son chemin, à plus forte raison en temps de pandémie. Donc il y aurait beaucoup de "chiffres" pour satisfaire mon appétit de pinailleur :
1) le nombre total de travailleurs des secteurs de la production et de la transformation et en rapport entrant et sortant avec d'autres entreprises, en temps ordinaire sans pandémie.
2) parmi ces travailleurs en cas de cette pandémie, le nombre en télétravail, le nombre en chômage technique, là c'est duraille, il me revient que dans certaines boites en plus du chômage technique il y avait des périodes d'un ou deux jours par semaine de travail (pour le maintien de l'outil me dira-t-on). C'est cette "niche" qui me permet de dire que certaines entreprises n'ont pas été du tout à l'arrêt depuis le confinement.
3) le nombre de travailleurs en chômage partiel indemnisés par l'Etat et celui de ceux restant sur le carreau ce jour donc non repris par leurs entreprises (surtout celles qui ont tourné normalement avec moins de main d'œuvre). C'est là qu'on risque de connaître un "krach social".
4) Combien de travailleurs en télé-travail ce jour et combien à la fin de la crise ? (on pourrait déjà faire des projections, je parie que c'est déjà bien en cours dans certaines entreprises et que des licenciements en douce et jamais tous ensemble en même temps..
J'ai - parmi mes ami(e)s - des syndicalistes, j'aimerais connaître leur avis sur ces questions, idem de la part de mes amis FB qui font de la politique d'ailleurs !
Oufti encore un long texte, désolé pour les ami(e)s qui n'aiment pas se farcir mes "tartines", à vous la parole !