Le site de Jacques Chevalier

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NewBlog à Jak 16 mars 2022

Mon vieux camarade Maxime Yu, vieille photo datant de juin 2012, mais surtout un beau texte datant du 13 mars 2022 qui nous aide à comprendre un peu mieux les enjeux économiques de cette atroce guerre entre la Russie et l'Ukraine :

Gaz et Ukraine.

Déjà au temps de l'URSS et jusqu'à aujourd'hui, l'Europe achetait du gaz naturel et du pétrole venant de Russie.

Bien qu'avant 1991 nous étions en pleine guerre froide, les livraisons ont été honorées.

Les achats se faisaient, jusqu'à il y peu, sous forme de contrats à terme, les deux parties fixant d'un commun accord la durée du contrat et le prix, les acheteurs étant assurés d'un approvisionnement sur une durée déterminée à un prix budgétisable, et les fournisseurs assurés de leurs bénéfices pour la même période. Ceci permit d'obtenir de l'énergie à un prix moindre. Sous pression des USA, l'Union Européenne a abandonné les contrats à terme pour favoriser l'achat de gaz naturel au marché Spot (un peu comme à la criée), sans plus aucune garantie d’approvisionnement à court, moyen et long terme. Quant au prix, celui-ci, plutôt que d'être convenu au départ, suit les fluctuations de la spéculation internationale. L’approvisionnement devient donc soumis aux caprices du marché, et garanti au plus offrant. Alors que le gazoduc Nord Stream2 est prêt à fonctionner pour alimenter l'Europe Occidentale, de mesures irréfléchies de «sanctions», où les citoyens sont une fois de plus prix en otage, conduit à une «pénurie organisée» dans le cadre d'une guerre économique. Ici, aussi, les USA sont intervenus pour empêcher l'ouverture du gazoduc dont question. En agissant de la sorte, ils espèrent vendre leur gaz de schiste, GNL (Gaz Naturel Liquéfié), qui est une catastrophe écologique puisque obtenu par fracturation hydraulique, et devant être livré par bateau, et beaucoup plus cher que le gaz naturel venant de Russie. Selon la «loi» de l'offre et de la demande, lorsque la demande est forte pour une offre limitée, les prix augmentent. En créant une pénurie artificielle de facto, les gouvernement occidentaux assurent ainsi aux entreprises des bénéfices colossaux sur le dos des consommateurs. Cerise sur le gâteau pour les USA, l’augmentation du prix du gaz naturel rend celui-ci moins compétitif par rapport au GNL (gaz de schiste).

A titre indicatif, la Russie couvre plus ou moins quarante pour cent de l'énergie consommée en Europe, gaz naturel et pétrole confondus. Certains dirigeants européens ignorants des réalités, ont envisagé de remplacer le gaz naturel et le pétrole russe, par du gaz naturel et du pétrole provenant d'autres producteurs (Algérie, Norvège, ...). Malheureusement pour l'Europe, ces producteurs sont tous quasiment au maximum possible de leur production, et ne peuvent donc pas se substituer à la Russie, à moins que de rompre leurs contrats avec d'autres clients.

Une partie du gaz naturel russe nous arrive via une série de gazoducs implantés sur le territoire de l'Ukraine. L'intervention russe rend ce chemin d' approvisionnent précaire, nonobstant l'état lamentable de ces conduites du à la quasi faillite de l'Ukraine depuis les années 2014, et son impossibilité d'assurer les entretiens nécessaires. Ce manque à gagner aggrave ou favorise, c'est selon, la dite «pénurie» de gaz naturel. Le Nord Stream 2 permettrait de contourner l'Ukraine qui, il y a quelques années, faisait chanter l'Union Européenne en revendiquant quelques avantages supplémentaires en plus des droits de transit déjà reçus et de factures non payées.

Encore une fois, l'Europe se suicide pour les beaux yeux des USA, et ce sont les peuples qui vont en souffrir.

Ceci dit au niveau de la pandémie Covid qui continue on remarque que si les trois jours du WE ont entrainé la mort de 37 personnes, la seule journée de lundi en a causé 27 ce qui tend à prouver que les derniers variants sont encore très opérationnels, par contre au niveau de la vaccination du 12 au 13 mars on constate 535 personnes vaccinées deux doses et 156 à trois doses. A force de pédaler dans le jaune les gens ne croient plus aux vaccins. Pour celles et ceux qui aiment les chiffres j'ai créé une page avec les communes dont je citais les évolutions au jour le jour en annotant cette fois leurs nombres d'habitants et le total des personnes infectées Covid depuis le 15 mars d'il à deux ans, c'est sur mon site en cliquant sur ICI

 

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